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Maladies neurodégénératives

Démence : sauter le petit-déjeuner pourrait augmenter les risques

L’alimentation est essentielle pour la santé, y compris pour prévenir certaines maladies neurodégénératives. Selon une étude, ne pas prendre de petit-déjeuner pourrait augmenter le risque d’être atteint de démence. 

Démence : sauter le petit-déjeuner pourrait augmenter les risques amenic181/iStock


  • Publié le 19.09.2022 à 14h21
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L'ESSENTIEL
  • Prendre un bon petit déjeuner le matin ne ferait pas forcément grossir, selon une étude publiée dans la revue Cell le 9 septembre dernier.
  • Mal s'alimenter le matin pourrait augmenter les risques de maladies cardiovasculaires.
  • 1,2 millions de personnes sont atteintes de la maladie d’Alzheimer en France, selon l’Assurance maladie.

Près de 10 millions de nouveaux cas de démence sont rapportés chaque année dans le monde, selon l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Celle-ci peut être définie comme un état d’affaiblissement intellectuel progressif et global. Toutes les pathologies liées à la démence se manifestent généralement par des troubles de la mémoire, du langage, de reconnaissance des objets et des gestes usuels, du comportement et du jugement ainsi que la désorientation dans l’espace et le temps.  La maladie liée à la demence la plus fréquente et connue est celle d’Alzheimer. 

Alimentation et démence 

Dans une étude publiée dans la revue Life Metabolism, des chercheurs ont essayé de comprendre le lien entre l’alimentation et le développement de certaines pathologies neurodégénératives liées à la démence. 

Pour cela, ils ont étudié les données de 3.342 participants habitant en Chine et qui étaient âgés de 55 ans et plus. En plus de l’analyse de leur alimentation, ils ont aussi évalué leurs capacités cognitives grâce à plusieurs tests. 

Ne pas bien manger pourrait favoriser la démence

La corrélation entre les apports énergétiques au cours d'une journée et les fonctions cognitives sur dix ans ont été évaluées à l'aide de modèles linéaires mixtes, c’est-à-dire des modèles qui comprennent des effets fixes et des effets aléatoires. Les chercheurs y ont ajusté certaines données comme l'âge, le sexe, le lieu de vie, l'activité physique, le revenu du ménage, le niveau d’éducation, le fait de consommer du tabac ou de l’alcool, etc. 

Ainsi, les résultats ont montré que les scores des fonctions cognitives à long terme étaient significativement plus faibles chez les participants qui avaient des apports énergétiques déséquilibrés au cours d'une journée, et plus particulièrement chez ceux qui ne prenaient pas de petit déjeuner. 

Sauter le petit déjeuner : facteur de risque du déclin cognitif

Les chercheurs en concluent que l’équilibre de la prise alimentaire, c’est-à-dire manger à heure fixe dans des quantités raisonnables et semblables, aurait des effets positifs sur la santé cognitive. Le facteur de risque le plus important pour le déclin cognitif serait de ne pas manger le matin. 

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