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QUESTION D'ACTU

Réponse immunitaire

VIH : pourquoi certaines personnes contrôlent le virus sans traitement

On en sait désormais un peu plus sur les rares porteurs du VIH qui arrivent à contrôler l’infection après l’interruption de tout traitement antirétroviral.

VIH : pourquoi certaines personnes contrôlent le virus sans traitement peterschreiber.media / istock.


  • Publié le 14.04.2022 à 19h00
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L'ESSENTIEL
  • Le syndrome d’immunodéficience acquise, ou sida, est dû à l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) qui détruit les défenses immunitaires.
  • En 2017, près de 37 millions de personnes vivaient avec le virus et 940 000 en sont mortes.

De rares porteurs du VIH, appelés "contrôleurs post-traitement" ou "PTC", sont capables de contrôler l’infection après l’interruption de tout traitement antirétroviral.

Nouvelles stratégies thérapeutiques

Comprendre les mécanismes fondamentaux qui gouvernent la réponse immunitaire chez ces personnes est primordial afin de développer des vaccins contre le VIH et/ou de nouvelles stratégies thérapeutiques qui visent la rémission de l’infection.

Une nouvelle recherche française, publiée dans Nature Communications, a donc étudié la réponse immunitaire humorale – c’est-à-dire médiée par des anticorps spécifiques – chez certains PTC chez qui des épisodes transitoires d’activité du virus ont été observés. "Les chercheurs ont montré que leur réponse immunitaire humorale était à la fois efficace et robuste, ce qui pourrait contribuer au contrôle de l’infection en l’absence de traitement", expliquent les équipes de l'Institut Pasteur, de l'Inserm, de l’AP-HP et de l’ANRS.

Deux types de réponse immunitaire humorale

Plus précisément, deux types de réponse immunitaire humorale ont été identifiés : une forte et une moins forte. La découverte de ces deux catégories de réponse immunitaire humorale, dépendant du profil des PTC, apporte un nouvel éclairage sur le phénomène de contrôle du VIH.

Pour Hugo Mouquet, chercheur à l’Institut Pasteur et investigateur principal de l’étude, "ces résultats montrent que la mise en place d’un traitement antirétroviral précoce peut faciliter le développement optimal de réponses immunitaires humorales, permettant dans certains cas de contrer le rebond viral après interruption du traitement".

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