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QUESTION D'ACTU

Nouvelle doctrine

Pour arrêter de fumer, le HCSP déconseille finalement la cigarette électronique

Contrairement à ce que font aujourd’hui de nombreux addictologues, le HSCP déconseille d’avoir recours à la cigarette électronique pour arrêter de fumer.

Pour arrêter de fumer, le HCSP déconseille finalement la cigarette électronique diego_cervo / istock.

  • Publié le 06.01.2022 à 15h30
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L'ESSENTIEL
  • En 2020, 31,8% des 18-75 ans fumaient en France métropolitaine, dont 25,5% quotidiennement.
  • En comparaison, d’après le recensement de l’OMS en 2021, la prévalence du tabagisme était de 17% aux Etats Unis, de 11,4% en Australie et de 13,9% au Royaume Uni.

Le HCSP a actualisé son avis du 22 février 2016 relatif aux bénéfices-risques de la cigarette électronique, ou SEDEN (système électronique de délivrance de la nicotine), et recommande aux professionnels de santé de ne pas proposer le vapotage comme aide au sevrage tabagique.

Pas d'essais thérapeutiques

Contrairement aux médicaments, la commercialisation des cigarettes électroniques ne nécessite pas la réalisation et la publication des études de phase I à III chez l’Homme. "A ce jour, à notre connaissance, aucun fabricant de SEDEN n’a publié des essais thérapeutiques évaluant l’efficacité et la tolérance de son produit dans le sevrage tabagique. Les études publiées émanent de groupes académiques ayant des subventions majoritairement publiques", expliquent les membres du HSCP.

"Ainsi, les professionnels de santé qui accompagnent un fumeur dans une démarche de sevrage tabagique se doivent d’utiliser des traitements médicamenteux ou non, ayant prouvé leur efficacité", écrivent-ils, s’alignant ainsi sur les recommandations internationales.

Concernant plus particulièrement les jeunes, le fait que le vapotage encourage à passer au tabac est bien documenté par des études de cohortes. Le HCSP recommande donc, au nom du principe de précaution, le maintien de l’interdiction de vente aux mineurs des cigarettes électroniques et que des mesures soient prises pour s’assurer de l’effectivité et du monitorage de son application.

37,4% des adultes ont déjà essayé de vapoter

Les systèmes électroniques de délivrance de la nicotine sont apparus en France au début des années 2010. Les prévalences d’usage en population adulte ont été estimées pour la première fois fin 2013 par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) via l’enquête Etincel. Elles ont ensuite fait l’objet d’estimations annuelles via les Baromètres de Santé publique France.

Après une diffusion rapide, la prévalence du vapotage semble relativement stable depuis quelques années. En 2020, 37,4% des adultes de l'Hexagone déclaraient l'avoir déjà expérimenté. 5,4% usent actuellement de cigarettes électroniques, dont 4,3% quotidiennement.

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