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Covid-19

Omicron : les vaccins sont-ils ou non efficaces contre ce variant ?

Le variant Omicron va-t-il réellement mettre la protection vaccinale à rude épreuve ? Selon une étude sud-africaine, les deux injections du vaccin contre la Covid-19 ne suffiraient pas à nous protéger du virus. Les chercheurs ont indiqué qu’une dose de rappel pourrait permettre de lutter contre cette souche du coronavirus.

Omicron : les vaccins sont-ils ou non efficaces contre ce variant ? dusanpetkovic/iStock

  • Publié le 08.12.2021 à 14h00
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L'ESSENTIEL
  • Le vaccin Pfizer serait 40 fois moins efficace contre le variant Omicron que contre le variant Delta pour les patients ayant bénéficié de deux doses du sérum mais n’ayant jamais été touchés par la Covid-19.
  • L’OMS est toutefois "relativement optimiste" quant à l’efficacité des vaccins face au variant Omicron
  • Une troisième dose pourrait permettre de conserver une protection quasi-intégrale contre la souche sud-africaine.

"Le nouveau variant Omicron a été confirmé dans 23 pays et leur nombre devrait augmenter", a alerté l’Organisation mondiale de la santé (OMS) le 1er décembre. Cette souche de la Covid-19, identifiée pour la première en Afrique du Sud le 24 novembre, a été classée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) parmi les "variants préoccupants". L’autorité sanitaire a décidé de la placer dans cette catégorie car elle "présente un risque accru de réinfection par rapport à d’autres variants préoccupants". Cette information a été suggérée par une étude réalisée par des scientifiques sud-africains et parue le 2 décembre. Alors, sur quelle protection s'appuyer contre Omicron ?

Durant un entretien accordé à l'AFP, Michael Ryan, responsable des urgences de l’OMS, a déclaré qu’"il n’y a aucune raison de douter" du fait que les vaccins disponibles protègent les patients infectés par le variant Omicron contre les formes sévères de la Covid-19. "Nous avons des vaccins très efficaces qui ont démontré leur pouvoir contre tous les variants jusqu’à présent, en termes de sévérité de la maladie et d’hospitalisation, et il n’y a aucune raison de penser que cela ne serait pas le cas", a-t-il poursuivi.

Pourtant, d’après Jinal Bhiman, virologue de l’Institut sud-africain des maladies infectieuses (NCID) et auteure de cette recherche, le variant Omicron pourrait probablement échapper aux anticorps qui ciblent le variant Delta. Mais que sait-on de sa résistance aux vaccins ? "Nous n’avons pas d’informations sur le statut vaccinal des individus dans nos données, et donc nous ne pouvons pas en tirer de conclusion sur la capacité d’Omicron à échapper à l’immunité induite par les vaccins", a-t-elle indiqué sur Twitter.

Deux doses ne suffiraient pas pour lutter contre le variant Omicron

Une récente étude, publiée sur le site de pré-publication medRxiv ce 7 décembre, a apporté des éléments de réponse au sujet de l’efficacité des vaccins face au variant Omicron. Ces travaux, dont les résultats n’ont pas encore été évalués par la communauté scientifique, ont été effectués par les équipes d’Alex Sigal à l’Africa Health Research Institute de Durban. Ils portent uniquement sur les anticorps neutralisants, qui ne constituent qu’une partie de la réponse immunitaire, et ont été menés auprès de 12 patients. Dans le cadre de l’étude, les scientifiques se sont intéressés à l’efficacité du vaccin Pfizer.

Les auteurs de l’étude ont constaté que le vaccin était 40 fois moins efficace contre le variant Omicron que le variant Delta pour les participants ayant reçu deux doses du vaccin Pfizer mais n’ayant jamais contracté la Covid-19. En revanche, les patients ayant reçu deux doses ET ayant été contaminés par le virus ont bénéficié "d’une neutralisation relativement élevée face à Omicron."

Les résultats ont montré que l’efficacité du vaccin Pfizer pourrait significativement diminuer à cause du variant Omicron. "Cependant, l'échappement était incomplet chez les participants » ayant eu « une infection antérieure, suivie d'une vaccination ou d'un rappel." Les chercheurs ont ainsi estimé qu’une troisième dose pourrait booster le taux d’anticorps neutralisants et permettre de conserver une protection quasi-intégrale contre la souche sud-africaine.

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