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QUESTION D'ACTU

Troubles du spectre autistique

Autisme : les retardateurs de flamme pourraient être impliqués

Des scientifiques américains établissent un lien entre troubles du spectre autistique (TSA) et retardateurs de flamme. D'après leurs recherches réalisées sur des souris, l'exposition prolongée à ces substances chimiques semble favoriser l'apparition de traits spécifiques aux TSA. 

Autisme : les retardateurs de flamme pourraient être impliqués MariaDubova

  • Publié le 08.11.2021 à 14h30
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L'ESSENTIEL
  • La progéniture de souris exposées aux polybromodiphényléthers (PBDE), des substances classées comme perturbateur endocrinien potentiel, présente des traits caractéristiques des troubles du spectre autistique (TSA).
  • Les PBDE pourraient par exemple provoquer des comportements répétitifs chez les rongeurs, ainsi que des troubles olfactifs, ce qui altère leurs compétences sociales.

Additifs que l'on retrouve dans de nombreux produits du quotidien comme les vêtements ou les appareils électroménagers, les polybromodiphényléthers (PBDE), plus communément appelés "retardateurs de flamme" peuvent nuire à notre santé. La littérature scientifique a notamment démontré que les PBDE peuvent affecter la fertilité.

Et selon une nouvelle étude américaine, ils pourraient aussi être liés à un comportement de type autiste. Cette recherche réalisée par des chercheuses de l'université de Californie Riverside (UCR) a établi un lien entre exposition aux PBDE et  modifications cérébrales chez la progéniture de souris femelles.

Plus précisément, les scientifiques ont constaté que lorsque les rongeurs transmettent ces substances chimiques à leur progéniture, celle-ci est plus susceptible de présenter des traits caractéristiques des troubles du spectre autistique (TSA). Substances perturbatrices du système neuroendocrinien, les PBDE pourraient par exemple provoquer des comportements répétitifs chez les rongeur. Ou encore des troubles olfactifs qui dans le cas des animaux entraînent souvent une altération de "l'odeur sociale". 

"Les petits des souris mères exposées aux PBDE présentaient des déficits olfactifs qui réduisaient leur capacité à reconnaître d'autres souris. En effet, ces rejetons ne distinguent pas les nouvelles souris des souris familières. Les humains atteints de TSA présentent également des capacités olfactives anormales", explique Margarita Curras-Collazo, professeure de neurosciences qui a dirigé l'étude publiée dans la revue Archives of Toxicology

L'ocytocine perturbée par l'exposition aux PBDE

Les scientifiques à l'origine de cette recherche ont exposé les souris mères par voie orale à des PBDE. Les bébés souris ont été exposés aux retardateurs de flamme pendant la période de gestation, puis celle de l'allaitement. Les changements observés chez les souris progéniture femelle à l'âge adulte ainsi que ceux sur le cerveau des souriceaux ont ensuite été analysés.

Les autrices des travaux ont constaté que l'expression génétique de l'ocytocine (impliquée dans la mémoire de reconnaissance sociale) été sujette à modification, à l'instar d'autres gènes associés aux comportements prosociaux

"Cela montre que l'exposition aux PBDE pendant le développement produit des traits neurochimiques, olfactifs et de comportement social pertinents pour les TSA chez la progéniture féminine adulte, qui peuvent résulter d'une reprogrammation neurodéveloppementale précoce dans les réseaux neuronaux centraux sociaux et de mémoire", conclut Elena Kozlova, étudiante en neurosciences à l'UCR et co-autrice de l'étude.

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