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Psychologie : la solitude peut aussi avoir des impacts positifs

Si la solitude imposée par les confinements anti-coronavirus a été très mal vécue par de nombreuses personnes, d'autres (43%) ont su en tirer partie. 

Psychologie : la solitude peut aussi avoir des impacts positifs Merlas / istock.

  • Publié le 01.11.2021 à 14h31
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L'ESSENTIEL
  • Une étude de l'Institut français d'opinion publique (Ifop) pour l'association Astrée révèle que 18% des Français se déclarent toujours ou souvent confrontés à la solitude.
  • Ce chiffre est en constante augmentation.

Selon une nouvelle étude britannique publiée dans la revue Frontiers in Psychology, la solitude imposée par les confinements anti-Covid a eu, chez certains, des conséquences positives.

2000 adolescents et adultes sondés

La recherche a été menée via des entretiens effectués auprès de plus de 2 000 adolescents et adultes anglais pendant l’été 2020, à la fin de leur premier confinement. Bilan : 43 % des répondants ont indiqué que suite à ces privations de vie sociale, la solitude leur a permis d’augmenter leur champ de compétences via de nouvelles activités. Cette expérience a également renforcé l’autonomie de nombreux sondés vis-à-vis des autres, ce qu’ils jugent positif.

Autre constat : les adultes en âge de travailler ont moins bien vécu cette solitude imposée. Ils ont ainsi été plus nombreux à mentionner une "perturbation du bien-être" lors du premier confinement britannique (35,6% contre 29,4% des adolescents et 23,7% des personnes âgées) et une "humeur négative" (44% contre 27,8% chez les adolescents et 24,5% chez les personnes âgées). En revanche, le manque d'interaction avec les autres a été déploré deux fois plus fréquemment chez les adolescents (environ un sur sept, soit 14,8 % de la cohorte) que chez les adultes en activité (7 %) et ceux à la retraite (2,3 %).

La solitude peut être positive

"Notre étude montre que certaines composantes de la solitude peuvent être positives", constate le Dr Netta Weinstein, professeur de psychologie à l'université de Reading et auteur de la recherche. Par exemple, pendant le premier confinement, "de nombreuses personnes ont renoué avec des passe-temps et des centres d'intérêt ou ont apprécié la nature lors de promenades à pied ou à vélo", détaille-t-il.

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