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Vaccination

Covid-19 : la troisième dose sera administrée dès septembre

Cette dose de rappel concerne uniquement les personnes à risque. 

Covid-19 : la troisième dose sera administrée dès septembre Choreograph/istock

  • Publié le 12.08.2021 à 12h30
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L'ESSENTIEL
  • En Israël et en Allemagne, les personnes âgées sont déjà éligibles à une troisième dose.
  • 67,5% de la population a déjà reçu une dose de vaccin en France.

Certains n’ont pas reçu leur première dose de vaccin contre la Covid-19, mais l’heure est déjà aux doses de rappel. Pour les personnes les plus vulnérables, vaccinées en premier, dès janvier 2021, une troisième dose de vaccin sera administrée à partir de la mi-septembre. Le porte-parole du gouvernement l’a annoncé, mercredi 12 août, à l’issue du Conseil de défense sanitaire. "Les rendez-vous ouvriront dès la fin du mois d’août - début du mois de septembre, pour une campagne de rappel qui débutera à la mi-septembre", a annoncé Gabriel Attal. Il a ajouté que la liste des populations concernées sera déterminée par la Haute Autorité de santé. Il pourrait s’agir des personnes âgées de plus de 80 ans. 

Une troisième dose pour la population générale ? 

Dès la mi-juillet, Emmanuel Macron avait fait des annonces en faveur d’une troisième dose à la rentrée. "Ceux vaccinés les premiers, c’est-à-dire en janvier-février, verront prochainement leur taux d’anticorps baisser, leur immunité diminuer", avait-il expliqué. Quelques semaines plus tard, dans une vidéo publiée sur Instagram, le chef de l’Etat a confirmé ces déclarations : "Il faudra vraisemblablement une troisième dose, pas pour tout le monde tout de suite, mais en tout cas pour les plus fragiles et les plus âgés."

Les réserves de l’Organisation mondiale de la santé 

À l’échelle internationale, la troisième dose fait débat. Pour l’Organisation mondiale de la santé, il faut un moratoire sur cette dose de rappel, afin de permettre à tous les pays d’avoir accès à la vaccination. "Nous avons un besoin urgent de renverser les choses : d'une majorité de vaccins allant dans les pays riches à une majorité allant dans les pays pauvres", a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une allocution mercredi 4 août. L’organisation internationale plaide pour que ce moratoire dure au moins jusqu’à la fin du mois de septembre, avec pour objectif qu’au moins 10% de la population mondiale soit vacciné. 

Une nécessité pour la reprise économique 

Au-delà de l’enjeu sanitaire, la vaccination à l’échelle mondiale est l’un des éléments-clés de la reprise économique. L’OMS, le Programme des Nations Unies pour le développement et l’université d’Oxford ont révélé des données en ce sens, fin juillet. "Les inégalités en matière de vaccins contre la COVID-19 auront un impact durable et profond sur la reprise socio-économique dans les pays à revenu faible ou intermédiaire de la tranche inférieure si des mesures ne sont pas prises d’urgence pour augmenter l’offre de vaccins et assurer un accès équitable à tous les pays, y compris par le partage des doses", avaient conjointement déclaré ces organisations. D’après leurs analyses, les pays les plus riches, ayant eu accès plus rapidement aux vaccins pourraient se remettre plus rapidement d’un point de vue économique, alors que les pays les plus pauvres devraient attendre au moins 2024 pour retrouver leur niveau de croissance d’avant la crise. 

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