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Cigarette électronique

Vapoter une seule fois affecte les cellules

Vapoter rien qu’une seule fois augmenterait les niveaux de stress oxydatif chez les non-fumeurs. Ce phénomène pourrait favoriser le développement de certaines maladies. 

Vapoter une seule fois affecte les cellules 6okean/istock

  • Publié le 11.08.2021 à 18h00
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L'ESSENTIEL
  • Selon une étude, vapoter rien que 30 minutes augmenterait le niveau de stress oxydatif chez les non-fumeurs.
  • En revanche, aucun changement n’est observé chez les fumeurs de cigarettes classiques ou électroniques.

En 2018, 34,7% des 18-75 ans avaient déjà essayé l’e-cigarette et 3,8% l’utilisaient quotidiennement, selon le Baromètre Santé de Santé publique France. La moitié environ de ces vapoteurs continuent à fumer occasionnellement ou quotidiennement tandis que l’autre moitié est composée d’anciens fumeurs. Enfin, moins de 1% d’entre-eux n’a jamais fumé. 

“Un rôle important dans l'apparition de certaines maladies”

Pourtant, selon une récente étude publiée dans la revue JAMA Pediatrics, une seule séance de vapotage de 30 minutes pourrait impacter durablement le niveau de stress oxydatif cellulaire chez les non fumeurs. Celui-ci correspond à une agression des cellules par des radicaux libres, des molécules pouvant endommager les cellules. Lorsque le stress oxydatif se produit, il y a donc un déséquilibre dans l’organisme entre les radicaux libres et les antioxydants, qui sont censés lutter contre les premiers. "Au fil du temps, ce déséquilibre peut jouer un rôle important dans l'apparition de certaines maladies, notamment les maladies cardiovasculaires, pulmonaires et neurologiques, ainsi que le cancer", estime Holly Middlekauff, l’un des auteurs. 

Plus de 1 200 substances dans les compositions des produits de vapotage

Les cigarettes électroniques sont des appareils qui délivrent, sous forme de vapeur, de la nicotine avec des arômes. Elles sont généralement utilisées pour arrêter ou diminuer la consommation de tabac. L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), a établi une liste des substances déclarées dans les compositions des produits de vapotage : il y aurait plus de 1 200 substances. Certaines d’entre-elles pourraient être associées à des changements indésirables dans le corps, pouvant engendrer de futurs problèmes de santé. L’étude publiée dans la revue JAMA Pediatrics analyse l’un de ces impacts.

Vapoter 30 minutes pour analyser l’impact sur le niveau de stress oxydatif

32 personnes, des deux sexes et âgées de 21 à 33 ans, ont participé à cette étude. Ils ont été divisés en trois groupes : onze non-fumeurs, neuf fumeurs réguliers de cigarettes et 12 fumeurs réguliers de cigarettes électroniques. Les chercheurs ont collecté un échantillon des cellules immunitaires de chacun d’entre-eux avant et après une séance de vapotage de trente minutes. Leur but était de comparer les changements induits par cette consommation sur leur niveau de stress oxydatif. Ensuite, ils ont demandé aux participants de vapoter de manière fictive, c’est-à-dire en éteignant l’appareil ou en inspirant dans une paille vide. 

Chez les non-fumeurs, des niveaux de stress oxydatif  deux à quatre fois plus élevés

"Nous avons été surpris par la gravité que peut avoir une seule séance de vapotage sur des jeunes en bonne santé, insiste  Holly Middlekauff. Cette brève session de vapotage n'était pas différente de ce qu'ils peuvent vivre lors d'une fête et les effets sont dramatiques". En effet, les chercheurs ont découvert que, chez les non-fumeurs, les niveaux de stress oxydatif étaient deux à quatre fois plus élevés après la séance de vapotage qu'avant. En revanche, chez les fumeurs de cigarettes classiques et électroniques, cette demi-heure n’a pas entraîné d'augmentation du stress oxydatif. Les chercheurs estiment que cela pourrait être dû au fait que leurs niveaux de base de stress oxydatif étaient déjà élevés. "Bien qu'il y ait une croyance selon laquelle les cigarettes électroniques sont plus sûres que le tabac, ces résultats montrent clairement et définitivement qu'il n'y a pas de niveau de vapotage sûr, conclut Holly Middlekauff. Les résultats sont clairs, sans ambiguïté et préoccupants”. 

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