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Séquelles

Agressions sexuelles : 75% des victimes souffrent de stress post traumatique un mois après

Pour près de la moitié des victimes d’agression sexuelle, le stress post-traumatique diminue au bout de trois mois. Au bout d’un an, 41% en souffrent toujours. 

Agressions sexuelles : 75% des victimes souffrent de stress post traumatique un mois après KatarzynaBialasiewicz/istock

  • Publié le 22.07.2021 à 10h30
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L'ESSENTIEL
  • Une agression sexuelle est une atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise, selon la loi française.
  • 25% des femmes dans le monde seront victimes d’agression sexuelle ou de viol au cours de leur vie.
  • Dans 20% des cas, le stress post-traumatique devient chronique.

222 000 personnes ont subi des violences sexuelles chaque année en France, entre 2008 et 2016, selon des chiffres du Ministère de l’intérieur. Pour les victimes, ce traumatisme peut avoir des séquelles à plus ou moins long terme. Dans la revue spécialisée Trauma, Violence & Abuse, des chercheurs se sont intéressés à la durée de ces symptômes. Ils ont réalisé une méta-analyse en rassemblant les données de plus de 22 études portant sur le stress post-traumatique chez les personnes victimes d’agression sexuelle. Au total, cela rassemblait plus de 2 100 personnes. 

Donner de l’espoir aux victimes

Le stress post-traumatique se manifeste par différents symptômes : des cauchemars faisant revivre l’agression, des pensées intrusives ou des flashbacks, une hausse des émotions négatives, etc. D’après les conclusions des chercheurs, 81% des victimes d’agression sexuelle souffrent de stress post-traumatique dans la semaine qui suit. Au bout d’un mois, 75% des victimes le subissent encore. Le chiffre tombe à 54% au bout de trois mois, puis à 41% après un an. "L’un des principaux enseignements est que le rétablissement survient dans les trois premiers mois", souligne Emily Dworkin, l’autrice principale de cette étude. Nous espérons que cela donnera aux victimes et aux professionnels de santé une visibilité et un peu d’espoir."

Une prise en charge nécessaire

Emily Dworkin explique qu’il est important que les victimes d’agression sexuelle souffrant de stress post-traumatique demandent de l’aide lorsque les symptômes ont un impact sur leur vie, "quel que soit le temps écoulé depuis l’évènement traumatique". Plusieurs méthode de prise en charge existent aujourd’hui : thérapies comportementales et cognitive, hypnothérapie, sophrologie, etc. L’objectif est d’empêcher la personne de faire de l’évitement mental et comportemental. Pour aller mieux, le souvenir traumatique doit être affronté, intégré pour qu’il ne soit plus traumatique. "Sur le plan médicamenteux, des sédatifs, des antidépresseurs ou des anxiolytiques sont souvent prescrits en complément de la psychothérapie, selon les besoins du patient, précise l’Inserm. Ils ont toutefois une efficacité limitée, purement symptomatique." La prise en charge peut être plus ou moins longue selon les patients. L’Inserm estime qu’à l’issue de celle-ci, un patient sur cinq est exposé à un risque de rechute. 

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