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QUESTION D'ACTU

Un an après #MeToo

La Sine Qua Non Run : une course pour lutter contre les agressions sexuelles faites aux femmes

Le 13 octobre sera organisée à Paris la première édition de la Sine Qua Non Run, une course mixte pour lutter contre les violences sexuelles faites aux femmes. 

La Sine Qua Non Run : une course pour lutter contre les agressions sexuelles faites aux femmes drduey / istock

  • Publié 12.10.2018 à 16h00
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Le 13 octobre, un an après le lancement du mouvement #MeToo, sera organisée à Paris, au cœur du Parc de La Villette, la première édition de la Sine Qua Non Run. Une course de six et dix kilomètres ouverte aux femmes et aux hommes, pour lutter contre les violences sexuelles faites aux femmes, qu’elles soient d’ordre physiques ou psychologiques.
 
"Beaucoup de femmes qui se sont faites agressées sexuellement tombent soit dans la boulimie, avec la volonté sous-jacente de se protéger avec une nouvelle enveloppe corporelle, soit dans l’anorexie, avec le désir caché de disparaître. L’idée de la course est, entre autre, de remettre le corps de la femme à l’honneur via l’exercice physique, souvent réparateur dans ce genre de cas", nous explique Mathilde Castres, présidente de l’association Tu vis ! Tu dis !, à l’origine de l’événement.

Surmonter le traumatisme grâce à l’exercice physique

Surmonter le traumatisme grâce à l’exercice physique, c’est d’ailleurs l’un des objectifs des trois associations auxquelles seront reversés les bénéfices de la course : La Maison des Femmes, PARLER et Fight for Dignity. Fondée par Laurence Fischer, triple championne du monde de Karaté, cette dernière aide "les femmes victimes de violences à se reconstruire par la pratique du sport pour qu’elles retrouvent estime de soi, confiance et force".

En moyenne, par an, 225 000 française âgées de 18 à 75 ans sont victimes de violences physiques et/ou sexuelles. Elles sont 30 000 concernant uniquement les violences sexuelles. 3 femmes victimes sur 4 déclarent avoir subi des faits répétés, et 8 femmes victimes sur 10 déclarent avoir également été soumises à des atteintes psychologiques ou des agressions verbales. Parmi ces femmes victimes, seules 19% déclarent avoir déposé une plainte en gendarmerie ou au commissariat de police.

Les conséquences sur la santé sont multiples

"A l’époque où on a eu l’idée de la course, le mouvement #MeToo n’avait pas encore été lancé. On s’est rendu compte que toutes les personnes à qui on parlait du projet connaissaient au moins une victime de violence sexuelle dans son entourage, mais que personne n’en parlait", poursuit Mathilde Castres.

Outre les violences physiques directes engendrées par l’agression elle-même, les affections psychiatriques déclenchées par les sévices sexuels sont aujourd’hui assez bien connues : anxiété, dépression, troubles obsessionnels compulsifs, troubles du sommeil, syndrome de stress post-traumatique, tentatives de suicide, troubles du comportement alimentaire, dépendance aux drogues ou à l’alcool...

Les agressions sexuelles sont aussi associées à la survenue d’une multitude de pathologies somatiques qui peuvent survenir à très long terme : troubles gastro-intestinaux, musculo- squelettiques, neurologiques, métaboliques, cardiovasculaires ou encore gynécologiques.

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