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QUESTION D'ACTU

Variant B 1.1.7.

Covid-19 : le variant britannique fait davantage tousser

Une étude menée par le Bureau des statistiques nationales du Royaume-Uni montre que les malades du variant britannique de la Covid-19 sont plus susceptibles d’avoir de la toux, des douleurs musculaires et d’être fatigués.

Covid-19 : le variant britannique fait davantage tousser metamorworks/iStock

  • Publié le 31.01.2021 à 10h30
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L'ESSENTIEL
  • Menée auprès de 6 000 malades de la Covid-19, l'étude de l'Office for National Statistics montre que les personnes infectées par le variant britannique ont des symptômes plus prononcés, notamment la toux, la fatigue et les courbatures.
  • Selon les spécialistes, ces symptômes plus développés sont le signe que les personnes ont une charge virale plus importante.

Un nouveau variant et de nouveaux symptômes.

Alors que le variant B 1.1.7, aussi appelé "variant britannique", deux fois plus contagieux, représenterait à l’heure actuelle près de 10% des cas de Covid-19 en France, l’Office for National Statistics, le Bureau des statistiques nationales du Royaume-Uni, s’est penché sur les symptômes développés par les malades.

L’étude, basée sur les données 6 000 personnes testées positives à la Covid-19, permet de remarquer que certains symptômes sont plus prégnants chez les personnes infectées par le variant britannique, notamment la toux et la fatigue.

Toux, maux de tête, fatigue et courbatures

L’organisme britannique a interrogé du 15 novembre 2020 au 16 janvier 2021 des personnes infectées par le SARS-CoV-2. Il précise qu’il s’agit d’"auto-déclarations" de personnes ayant fait leur convalescence à domicile, et exclut donc les malades hospitalisés et ceux en maison de retraite.

Premier constat fait par les auteurs de l’étude : les personnes infectées par le variant B.1.1.7 sont moins susceptibles de souffrir d’une perte de goût et d’odorat. Les malades infectées par la souche originale sont respectivement 18 % et 19 % à déclarer avoir perdu le goût et l’odorat, contre 15 % et 16 % des personnes touchées par le variant britannique.

En revanche, ces dernières ont davantage été sujettes à de la toux : 35 % d’entre elles ont déclaré tousser, contre 28 % des malades infectées par la souche "classique". Le variant britannique est aussi plus susceptible de déclencher une grande fatigue, deuxième symptôme le plus déclaré après la toux avec 32 % des malades du variant B.1.1.7., contre 29 % des malades de la précédente souche.

Les maux de tête sont aussi plus présents (32,5 % des malades contre 29 % infectés par la souche commune), tout comme les douleurs musculaires, qui touchent un malade sur cinq, contre 22 % de ceux infectés par la souche commune du SARS-CoV-2.

Une charge virale plus importante

De manière générale, les chercheurs notent que les personnes infectées par le variant B.1.1.7. ont 53 % de risques de développer les symptômes de la Covid-19, contre 48 % chez ceux touchés par la souche commune.

Comment l’expliquer ? Interrogé par la BBC, le professeur Lawrence Young, virologue et professeur d'oncologie moléculaire à l'Université de Warwick (Angleterre), avance que ce sont les 23 changements de ce variant par rapport au virus original de Wuhan qui "pourraient affecter la réponse immunitaire du corps et également influencer la gamme des symptômes associés à l'infection". Les personnes infectées semblent produire plus de virus et cela pourrait entraîner une infection plus répandue dans le corps "expliquant peut-être plus de toux, de douleurs musculaires et de fatigue", poursuit le Pr Young.

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