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Troubles psychologiques et addictions : l'épidémie fait des dégâts chez les jeunes

Un tiers des moins de 30 ans aurait, selon un sondage Odoxa pour Le Figaro, France Info et France Bleu, consulté pour des troubles psychologiques depuis le débit de la crise sanitaire.

Troubles psychologiques et addictions : l'épidémie fait des dégâts chez les jeunes Motortion

  • Publié le 21.01.2021 à 09h00
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L'ESSENTIEL
  • Depuis la début de la crise, un tiers des jeunes a consulté pour des troubles psychologiques
  • A cette époque de la vie le lien social, perturbé par les confinements et couvre feu successifs, est très important
  • Une majorité de Français parle d'une "génération sacrifiée"

Le phénomène était perceptible dès cet automne : l'épidémie de Covid-19, avec ses conséquences sur la vie quotidienne, a des répercussions graves chez les jeunes. Un sondage réalisé par l'Institut Odoxa auprès des 15-30 ans pour France-Info, Le Figaro et France Bleu confirme que plus du tiers de ces moins de 30 ans a, depuis le début de la crise, consulté pour des questions psychologiques. Quand aux addictions, elles se seraient aggravées pour 31% des jeunes interrogés.

Voilà pour les effets psychologiques visibles de la crise, mais le pire, selon l'enquête d'Odoxa, c'est que 8 jeunes sur 10 disent avoir subi des préjudices importants sur le plan de leur vie affective, de leurs études (80% ont peur de rencontrer des difficultés pour les mener à bien) et de leur emploi. Et qu'en plus, cette population, à priori plutôt à l'abri des formes graves de la maladie, vit pour 84% d'entre-elle dans l'inquiétude quant à la santé des proches. Sombre tableau qui va plutôt dans le sens d'une dégradation à venir de l'état psychologique des moins de 30 ans.

"Une des catégories les plus en difficultés"

"Une étude a montré, dès le début de cette crise sanitaire, que les jeunes faisaient partie des catégories les plus en difficultés sur le plan de la santé mentale", soulignait en décembre 2020 le Dr Alexandra Detto, chef de service dans le centre de santé mentale MFEN à Lyon, en rappelant, dans un entretien accordé à Pourquoi Docteur, que l'OMS donnait comme définition de la santé mentale "un état de bien-être physique, physique, mental et social qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie".

Une définition qui, pour Alexandra Detto, cadre parfaitement avec les raisons des troubles rencontrés par les jeunes : "Ils vivent très mal cette période à un âge où le lien social est très important et aussi en raison d'une augmentation très forte de leur précarité liée à la crise sanitaire". Quant aux addictions dont le sondage d'Odoxa montre qu'elles se sont renforcées chez 31% des jeunes, il y en a une qui, pour cette praticienne, est aussi directement en lien avec cette crise : "On constate dans nos cabinets une nette augmentation des consultations pour troubles anxieux et aussi une aggravation des conduites addictives, notamment l'addiction aux écrans depuis qu'ils sont devenus l'unique mode pour entre en relation avec les autres!".

"Génération sacrifiée"

Sale période, donc, pour la jeunesse qu'une majorité de Français, à en croire l'enquête d'Odoxa, regarde comme "une génération sacrifiée". Sacrifiée mais pourtant sensible au sort des autres et notamment de ses aînés puisque ce sondage montre également que 84% des moins de 30 ans sont inquiets pour la santé de leurs proches. Une des causes du malaise qu'Alexandra Detto avait aussi identifiée : "On vit depuis mars 2020 un stress très important, dans une ambiance parfois post-apocalyptique, et avec la peur de la mort, plus souvent pour ses proches que pour soi-même".

Et les très récentes informations qui annoncent un report probable au mieux à Pâques voire début juin de la réouverture des cafés et bars, la poursuite du travail "à distance" pour la grande majorité des étudiants et la très forte chute (- 11,2% sur les trois derniers mois de 2020, selon Les Echos) des embauches pour ceux qui arrivent dans la vie active risquent de ne pas apporter aux jeunes des perspectives qui soulageraient leur malaise.

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