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QUESTION D'ACTU

Covid-19

A l'issue du premier confinement, 90% des cas auraient échappé à la surveillance

Environ 90 000 cas de Covid-19 avec symptômes auraient échappé à la politique de surveillance de l'épidémie mise en oeuvre en France au lendemain du premier confinement à la fin du printemps 2020.

A l'issue du premier confinement, 90% des cas auraient échappé à la surveillance Giuseppe Lombardo/iStock.com

  • Publié le 22.12.2020 à 13h00
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L'ESSENTIEL
  • De nombreuses personnes, malgré leurs symptômes n'auraient pas consulté et ne se seraient pas faites tester
  • Les auteurs de l'étude rappellent l'importance des tests comme outils de lutte contre l'épidémie
Un sérieux bémol à l'efficacité affichée de la politique "tester-tracer-isoler" menée en France à l'issue de la première vague de l'épidémie de Covid-19 : du 11 mai au 18 juin, 9 cas positifs sur 10 auraient échappé à la surveillance ! C'est ce que révèle une étude publiée le 21 décembre dans la revue Nature.

Selon les chercheurs de l'INSERM, "90 000 infections symptomatiques n'ont pas été vérifiées par le système de surveillance dans les sept premières semaines suivant la fin du premier confinement". Pour établir ces faits, ils ont utilisé les données de surveillance virologique couplées à des modèles mathématiques de transmission établis à partir des chiffres d'hospitalisations par région. Résultat, un grand nombre de cas de Covid-19 y compris des cas symptomatiques, sont passés à travers les mailles du filet puisque seulement 31% des personnes présentant des signes de la maladie auraient consulté un médecin durant la période visée par l'étude. 

250 000 tests par semaine

Cela signifie également que ces 90 000 personnes n'ont pas suivi la recommandation de se faire tester en cas de symptômes alors que plus de 250 000 tests étaient à ce moment-là réalisés chaque semaine. Rien d'étonnant alors que les chiffres de contamination aient baissé en France durant cette période où l'amélioration constatée de la situation sanitaire n'était en fait que virtuelle. Et si le taux de détection a fini par s'améliorer avec le temps, notamment en raison du renforcement de la politique de test, cette étude pointe les insuffisances d'un système de surveillance qui, selon ses auteurs, "menace la lutte contre l'épidémie".

"Des tests beaucoup plus agressifs, ciblés et efficaces, avec un accès plus facile, sont nécessaires pour agir comme un outil de lutte contre l'épidémie", soulignent les scientifiques qui ont mené l'étude publiée par Nature.
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