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Endurance

Pour le sport, le coeur idéal, c’est celui d’un footballeur

Grâce à la polyvalence nécessaire qu’il demande au corps en termes d’endurance, de puissance et d’explosivité, le football est un sport complet. Sa pratique régulière remodèle le cœur, tant au niveau de son poids que de sa physionomie.

Pour le sport, le coeur idéal, c’est celui d’un footballeur iStockphoto.com/Matimix

  • Publié le 20.12.2020 à 10h30
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L'ESSENTIEL
  • Le football effectue un remodelage du cœur, notamment sur le ventricule gauche.
  • Ce remodelage est progressif tout au long d'une carrière.
  • Grâce à son poids plus gros et sa paroi plus épaisse que la normale, le coeur des footballeur est plus puissant et réactif qu'un autre.

Pratiquer une activité physique régulière, c’est la base pour rester en bonne santé longtemps. Si cet adage est vrai, il y a néanmoins quelques paramètres à prendre en compte, pour éviter de trop surmener son corps et surtout son cœur. Une équipe de chercheurs de l’hôpital général du Massachusetts (Etats-Unis) a mené une étude afin de déterminer quelles étaient les caractéristiques cardiaques idéales des athlètes d’élite, aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Les résultats ont été publiés le 2 décembre 2020 dans JAMA Cardiology. 

Un sport populaire et polyvalent 

Pour déterminer quel sport pourrait servir de référence pour tous les autres, les chercheurs se sont penchés sur le football. D’une part, parce que c’est le sport le plus populaire au monde mais également pour la polyvalence qu’il demande (endurance, force physique, explosivité, etc.). Les chercheurs ont analysé les données cardiovasculaires de 122 athlètes féminins et 116 athlètes masculins, âgés entre 15 et 40 ans. Aucun d’entre eux ne présentait de résultats ou de signes inquiétants de maladie du muscle cardiaque qui les empêcheraient de participer à des compétitions.

Les examens auxquels ils ont été soumis comprenaient à la fois des électrocardiogrammes, qui évaluent l'activité électrique du cœur, et des échocardiogrammes (échographie cardiaque), qui montrent la structure du cœur. "Les électrocardiogrammes répondant aux critères internationaux d'anomalie étaient plus fréquents chez les athlètes féminines, mais aucun de ces individus ne présentait de signes d'anomalies sous-jacentes sur leurs échographies cardiaques, explique Timothy Churchill, chercheur en médecine à l’hôpital général du Massachusetts et auteur principal de l’étude. Nous avons également constaté que les athlètes des deux sexes dépassaient fréquemment les valeurs normales définies par la population générale pour un certain nombre de mesures importantes, comme la taille du cœur, ce qui reflète probablement l'adaptation du cœur des athlètes à leur entraînement physique. ”

Un cœur plus puissant et plus réactif

Chez les athlètes observés, les chercheurs indiquent que leurs cœurs ont été remodelés par l’exercice physique, tant au niveau de leurs poids que de leur physionomie. C’est notamment le cas au niveau du ventricule gauche, où la paroi est devenue bien plus épaisse, ce qui lui permet de recevoir et d’éjecter plus de sang dans la circulation générale. En comparaison avec d'autres sportifs, les footballeuses et footballeurs ont des cavités cardiaques plus petites que les athlètes joueurs de basket-ball ou de football américain, une constatation peu surprenante étant donné les associations entre le diamètre du coeur et la taille du corps. Enfin, le remodelage du cœur montre que le processus est progressif et qu’il se développe tout au long de la carrière sportive. 

Les chercheurs espèrent que cette étude fournira aux cliniciens une référence qui pourra être utilisée lors de l'évaluation des athlètes pour améliorer la détection d’éventuels symptômes cardiaques. “Ce type d'évaluation est fréquent et devrait le devenir encore plus à mesure que les athlètes reprennent la compétition dans un contexte d'exposition ou d'infection à la Covid-19, étant donné les inquiétudes qui sont apparues quant à une éventuelle implication cardiaque, explique Aaron Baggish, directeur du programme de performance cardiovasculaire à l’hôpital général du Massachusetts  et co-auteur principal de l'étude. Nous espérons que nos données pourront mettre en contexte les résultats cardiaques des athlètes et aider les cliniciens à déterminer ce qui est normal et ce qui pourrait suggérer une éventuelle maladie sous-jacente.

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