• CONTACT
Publicité

QUESTION D'ACTU

Covid-19

La France financera cinq projets pour fabriquer des masques chirurgicaux et FFP2

La ministre chargée de l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, a annoncé le financement de 5 projets industriels pour fabriquer la matière première nécessaire aux masques chirurgicaux et FFP2 en France.

La France financera cinq projets pour fabriquer des masques chirurgicaux et FFP2 Delpixart/iStock

  • Publié le 21.08.2020 à 19h00
  • |
  • |
  • |
  • |


Les prochains masques médicaux seront Français. C'est dans ce sens que va l'annonce d'Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l'Industrie, au micro de France inter ce vendredi 21 août. “Le comité de sélection que nous avons mis en place a déjà retenu cinq projets de production sur le territoire national” de matériaux filtrants servant à la fabrication de masques chirurgicaux et FFP2. “Nous n'avions que très peu de production de cette matière première en France”,  ajoute-t-elle, en expliquant que c'était un point de “blocage” pour la production domestique de ces masques, qui ont tant fait défaut lors de la première vague de Covid-19.

En réaction aux scandales de pénurie de masques et des infections du personnel soignant lors de la première vague de contamination à la Covid-19, la ministre affirme que le gouvernement investira 9 millions d'euros pour financer ces projets. Agnès Pannier-Runacher a également précisé que la production actuelle française avait déjà été multipliée par “plus de 10” depuis mars dernier. “Aujourd'hui, on produit en France 50 millions de masques chirurgicaux et FFP2”. Elle n'en dit en revanche pas beaucoup plus sur ces projets, qui créeront selon elle une centaine d'emplois.

Pas d'indépendance française

Cependant, l'objectif du gouvernement est d'être moins dépendant des fabriquants asiatiques, surtout chinois. La raison officielle ? Les conséquences sur le climat : “Lorsque vous produisez en Chine, ce n'est quand même pas la porte à côté. Il faut transporter tout ça. C'est du carburant, des émissions de CO2" a-t-elle justifié. Une façon de contourner les accusations de Pékin de protectionnisme contraire aux règles de l'Organisation mondiale du commerce. C'est aussi une manière d'éviter la potentielle exploitation diplomatique chinoise en cas de nouvelle pénurie mondiale d'une part, et d'éviter la surenchère entre puissances étrangères sur le tarmac chinois d'autre part.

Cependant, devenir suffisant en masques médicaux n'est pas une fin en soi pour le gouvernement. “La commande publique de masques ne peut pas être 100% française, prévient Agnès Pannier-Runacher. Parce que si la commande publique est 100% française, ça veut dire que la commande allemande est 100% allemande, c'est le risque. Ensuite, les Français ne pourront pas vendre en Allemagne. N'oublions pas que notre économie est très interdépendante d'autres pays, que nous exportons beaucoup et que c'est nécessaire pour les emplois français." De ce fait, la ministre “invite très solennellement les acheteurs publics français à faire en sorte de privilégier la commande européenne". Une nouvelle carte de production mondiale à l'aune de la diplomatie semble se dessiner.

Vous aimez cet article ? Abonnez-vous à la newsletter !

EN DIRECT

Publicité

LES MALADIES

J'AI MAL

Bras et mains Bras et mains Tête et cou Torse et haut du dos Jambes et pied

SYMPTÔMES

Publicité