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Covid-19

Premier référé contre le port obligatoire de masque en extérieur

Un Montpelliérain attaque en justice l'arrêté du préfet de l'Hérault imposant le port obligatoire du masque en centre-ville. Une première.

Premier référé contre le port obligatoire de masque en extérieur InnaVlasova/iStock

  • Publié le 19.08.2020 à 14h00
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La santé oui, mais pas au prix des économies. C'est la revendication d'un père de famille montpelliérain qui, selon France bleu Hérault, demande la suspension de l'obligation de porter en masque en centre-ville non-stop depuis le 11 août dernier. Père de cinq enfants et vivant des minimas sociaux, ce quinquagénaire assure que ces masques sont une contrainte trop lourde. “Il faudrait avoir au moins deux masques par personne, c'est-à-dire 14 masques, tous les jours en ville. C'est une vraie difficulté, souffle-t-il à la radio locale. On n'a pas les moyens d'acheter des masques.”

Selon France bleu Hérault, son avocat, Me David Guyot, a déposé un référé le lundi 17 août dans le but de suspendre cette obligation qui est pour l'instant en vigueur jusqu'au 15 septembre prochain. Sa stratégie ? Obtenir une suspension stricte puis un assouplissement des conditions de port du masque. Le 10 septembre, il compte plaider “la proportionnalité” de cette mesure avec les conditions sanitaires. “L'argument défendu ce n'est pas contre une mesure sanitaire de lutte contre le virus, mais pour être légale une décision administrative doit être proportionnée […] Si vous avez une restriction à vos libertés, il faut que vous ayez un avantage effectif qui soit un avantage de protection de la santé publique” détaille Me Guyot. Selon cet avocat, si les habitants ne disposent pas de suffisamment de masques au quotidien pour pouvoir se protéger dans des conditions sanitaires optimales et en changer régulièrement, il y a des risques de contaminations, ce qui va à l'encontre de l'objectif de ralentir la progression du virus. 

Aides existantes pour les plus précaires

L'association de consommateurs CLCV avait déjà pointé le coût de ces masques pour les plus précaires en juillet dernier. Le Parisien avance que l'usage de masques chirurgicaux pour une personne seule monte à 57€ par mois, tandis que les masques en tissu reviennent à 24€. Dans le cas de cette famille montpelliéraine, l'usage strict et quotidien de masques chirurgicaux coûte 399€ et celui de masques en tissu à 168€.

S'il est possible de réaliser soi-même ses propres masques en tissu — à condition de posséder le matériel de couture et le tissu adapté — certaines mairies et associations organisent des distributions gratuites de masques. Selon Libération, le gouvernement assure donner 53 millions de masques lavables aux 8,8 millions de Français bénéficiant de la complémentaire santé solidaire et avoir commandé 50 millions de masques uniques pour les plus précaires — comme les sans domicile fixe — qui seront distribués par les préfectures. Certains élus de l'opposition — droite comme gauche — demandent la gratuité des masques pour tous.

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