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Inflammations des testicules

Oreillons : le vaccin ROR reste la seule protection

Son efficacité à long terme est remise en cause par la recrudescence actuelle des cas d’oreillons, mais le vaccin ROR reste le rempart aux complications redoutées de cette infection.

Oreillons : le vaccin ROR reste la seule protection 27319/ISOPIX/SIPA

  • Publié 26.07.2013 à 14h11
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13 310 cas d’oreillons ont déjà été signalés en 2013 par les médecins généralistes du réseau Sentinelles contre 3730 pour toute l’année 2012. Si l’Institut de veille sanitaire refuse pour le moment de parler d’épidémie, cette recrudescence de cas pose question. Et notamment celle de l’efficacité du vaccin ROR censé protéger contre cette maladie infectieuse ainsi que contre la rougeole et la rubéole.

Plusieurs foyers de cas groupés ont été détectés dans des collectivités de jeunes adultes depuis le début de l’année 2013. En mars dernier par exemple, ce sont les joueurs de trois clubs de rugby du Top 14, l’Aviron Bayonnais, le Biarritz Olympique et le Stade Toulousain, qui ont été touchés. En avril, ce sont plus de 70 étudiants des écoles d’ingénieurs de l’Institut national polytechnique de Grenoble qui ont été infectés par le virus ourlien, responsable des oreillons. Au total, l’Institut de veille sanitaire a identifié, au premier semestre 2013, sept foyers d’épidémies localisées survenues en Rhône-Alpes, Champagne-Ardenne, Nord-Pas-de-Calais, Ile-de-France et Aquitaine. Or ces jeunes adultes étaient correctement vaccinés dans la grande majorité des cas.

Ecoutez le Pr Jean-Paul Stahl, chef du service des maladies infectieuses du CHU de Grenoble : « Il y a un problème d’efficacité vaccinal, c’est certain. A Grenoble, plus de la moitié des étudiants malades avaient été bien vaccinés »



Il est recommandé d’administrer le vaccin ROR aux bébés en 2 doses à 12 et 18 mois. Mais il se confirme désormais que son efficacité contre les oreillons diminue avec le temps. « Ce n’est pas une baisse dramatique non plus, nuance le Pr Daniel Floret, président du Comité technique des vaccinations au sein du Haut Conseil pour la santé publique (HCSP) : dix ans après la 2e dose, on est encore à 85 % d’efficacité vaccinale ». Pour cette raison, le HCSP ne recommande pas d’administrer une 3e dose de rappel aux adolescents.
Mais dans son avis récent sur la conduite à tenir en cas d’épisodes de cas groupés d’oreillons en collectivité, il préconise de proposer une vaccination de rappel aux jeunes adultes concernés, même s’ils ont déjà reçu 2 doses dans l’enfance. Car si la vaccination ne protège pas à coup sûr contre l’infection, elle permet de réduire très significativement les deux complications rares mais redoutées des oreillons : la méningite et l’orchite, c’est-à-dire l’inflammation des testicules, susceptible d’entraîner une stérilité.

Ecoutez le Pr Daniel Floret, pédiatre et président du Comité technique des vaccinations : « Le risque d’inflammation des testicules est réduit d’un tiers et celui de méningite de 80 % grâce à la vaccination »


 

Les spécialistes maintiennent donc plus que jamais leur recommandation : toutes les personnes nées après 1980 doivent avoir reçu 2 doses du vaccin ROR. Et si ce n’est pas le cas, un rattrapage est fortement conseillé « surtout si l’on s’apprête à rejoindre à la rentrée une université, une classe préparatoire, une école d’ingénieurs ou une caserne », insiste Jean-Paul Stahl. Avec la recrudescence de cas observée par le réseau Sentinelles, le nombre de foyers d’oreillons dans ces collectivités de jeunes adultes, où le virus se propage facilement par les gouttelettes de salive, est appelé à se multiplier.

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