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Maladies inflammatoires de l'intestin : la malbouffe pourrait jouer

D'après une nouvelle étude ayant analysé les comportements alimentaires d'Américains atteints d'une maladie inflammatoire chronique de l'intestin, la consommation de frites, de biscuits, de fromage et de boissons énergétique à outrance, pourrait augmenter les risques. 

Maladies inflammatoires de l'intestin : la malbouffe pourrait jouer Pornpak Khunatorn/iStock

  • Publié le 10.05.2020 à 10h30
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Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), Crohn et la rectocolite hémorragique (RCH) touchent de plus en plus de personnes à travers le monde. Elles se caractérisent par une inflammation chronique du tractus gastro-intestinal et sont très handicapantes au quotidien pour les malades qui souffrent en général de diarrhées, de douleurs abdominales, de saignements rectaux et de fatigue continue. Parmi les causes à l’origine de ces maladies, les chercheurs ont identifié des facteurs génétiques et environnementaux. La pollution pourrait notamment jouer un rôle ainsi que l’alimentation. D’après une nouvelle étude américaine parue dans la revue Plos One, la malbouffe serait susceptible d’entraîner des MICI.  

Pour en arriver à cette conclusion, des chercheurs de l'Institut des sciences biomédicales de l'Université de l'État de Géorgie aux Etats-Unis ont analysé les résultats de l’enquête nationale de santé qui avait lieu en 2015 pour déterminer la consommation alimentaire des adultes américains atteints de maladies inflammatoires de l’intestin. Les chercheurs se sont intéressés à 26 aliments et ont ainsi remarqué que les frites étaient consommées par un plus grand nombre de personnes souffrant de MICI. Ces derniers avaient également tendance à manger plus de fromage et de biscuits que les autres. La consommation fréquente de boissons pour sportifs, énergétiques et de sodas a également été associée de manière significative au diagnostic de MICI. 

L'étude actuelle suggère que la consommation d'aliments généralement perçus comme malsains contribue à la prévalence des MICI aux États-Unis, ce qui n'est pas surprenant en soi. Il serait important d'envisager l'intégration de la biologie humaine et des facteurs environnementaux et sociétaux en constante évolution pour une compréhension plus complète du risque et de la pathogenèse des MICI”, notent donc les chercheurs. En effet, les déserts alimentaires, la transformation des aliments (grâce à la friture par exemple) et les composants alimentaires bioactifs potentiels pourraient induire une inflammation intestinale et augmenter le risque de MICI.

Un journal alimentaire détaillé 

Toutefois, de nombreux américains sans diagnostic de MICI mangent également beaucoup d’aliments gras et ultra-transformés, ont-ils remarqué. “Comme nous avons constaté que la consommation alimentaire globale est similaire entre la population atteinte de MICI et la population non atteinte de MICI, il convient d'évaluer l'efficacité des recommandations alimentaires et leur respect, ainsi que le facteur limitant associé à certains apports alimentaires”, poursuivent-ils. Pour conclure, ils suggèrent donc une “évaluation longitudinale avec un journal alimentaire détaillé et des mesures de biomarqueurs avant et après l'apparition des symptômes de la maladie menant au diagnostic de la MICI”.

Améliorer la prévention des MICI est un véritable enjeu de santé publique puisqu’en plus des symptômes chroniques désagréables qu’elles entraînent, ces maladies sont associées à un risque accru de cancer colorectal, surtout quand des lésions sont présentes au niveau du côlon.

Crohn serait plus difficile à diagnostiquer que la colite

En France, la rectocolite hémorragique toucherait environ 80 000 personnes. Cette maladie peut atteindre le rectum et le côlon (gros intestin) et évoluer sous forme de poussées (alternance de phases d’activité et de rémission). Outre les symptômes intestinaux douloureux, les malades peuvent souffrir de rhumatisme articulaire, de lésions cutanées ou encore d'une inflammation des structures internes de l’œil. 

Actuellement, cette maladie est plus facilement repérable que Crohn, qui, elle, met beaucoup de temps à se diagnostiquer en raison du manque de symptômes spécifiques. Très handicapante, Crohn, qui affecterait aujourd'hui officiellement 120 000 personnes en France, se caractérise par une diarrhée parfois abondante et liquide, avec éventuellement une perte de sang et du mucus ou du pus dans les selles. Celle-ci s’accompagne souvent de terribles douleurs abdominales. Quand l'anus est touché, des fissures, des abcès et des fistules peuvent survenir. Les malades souffrent aussi parfois de fièvre, d’un amaigrissement et d’une grande fatigue.

 

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