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Covid-19

Les questions qui se posent toujours sur l'origine de SARS-CoV-2

La pandémie a déjà fait plus de 160 000 morts dans le monde et de nombreuses questions restent encore sans réponse sur le coronavirus qui en est à l'origine. Pointé du doigt comme source possible de la pandémie, le laboratoire de Wuhan a démenti ce week-end toute responsabilité.

Les questions qui se posent toujours sur l'origine de SARS-CoV-2 Dzyuba/iStock

  • Publié le 19.04.2020 à 20h00
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L'ESSENTIEL
  • Le "patient zéro" n'a toujours pas été identifié
  • L'origine de l'épidémie la plus probable reste la ville de Wuhan
  • Un laboratoire de la ville travaillant sur les coronavirus dément toute responsabilité

Il est le grand absent de toutes les interrogations et de tous les débats en cours sur les théories avancées quant à l'origine de l'épidémie de la Covid-19 qui a fait à ce jour plus de 160 000 morts dans la monde : le "patient zéro" est toujours recherché, mais toujours introuvable. L'hypothèse la plus répandue est qu'il faudrait, pour l'identifier, cibler Wuhan, la ville chinoise où ont été diagnostiqués les premiers cas.

Mais encore ? Est-il parmi les clients ou visiteurs du fameux marché aux poissons où le coronavirus baptisé SARS-CoV-2 aurait réussi son passage de l'animal à l'homme, venu de la chauve-souris et passant sur le pangolin, drôle de fourmilier à écailles, avant de muter pour venir infecter les humains ? Ou fait-il partie des employés de ce laboratoire de Wuhan qui travaille sur les coronavirus et où il aurait été infecté accidentellement ?

Un virus d'origine naturelle

Très rapidement après le début de l'épidémie, les Chinois ont communiqué sur les caractéristiques de ce nouveau virus, données reprise par plusieurs publications scientifiques dont The Lancet. A partir de ces travaux, les chercheurs de plusieurs pays se sont accordés pour dire tout de suite que SARS-CoV-2 n'était pas un virus synthétique issu de travaux en laboratoire, position reprise notamment dans la revue Nature

Et l'hypothèse la plus plausible qui a été retenue est donc bien celle de l'origine animale de l'épidémie à partir de la chauve-souris, hôte connu de plusieurs types de coronavirus, le pangolin étant suspecté d'être le vecteur à partir duquel la contamination à l'homme a été possible.

Mais depuis plusieurs jours, des informations ciblent le laboratoire de Wuhan. Il y a d'abord eu cet article publié le 14 avril dans le Washington Post et repris en France par le magazine Courrier International affirmant que l'ambassade des Etats-Unis à Pékin avait informé à plusieurs reprises depuis 2 ans les autorités américaines de la dangerosité de ce laboratoire. Une dangerosité confirmée le vendredi 18 avril dans Le Point par un biologiste américain de l'université Rutfled, le professeur Richard H. Ebright, affirmant qu'il détenait des preuves "indiquant qu'un projet sur les coronavirus au centre de prévention et de contrôle des maladies employait des standards de sécurité qui poseraient un haut risque d'infection pour le personnel". Mais ce scientifique dit en revanche n'accorder aucune crédibilité à l'hypothèse d'une origine synthétique de SARS-CoV-2.

Une enquête lancée par les Etats-Unis

Parce que cette autre piste, celle d'un virus qui ne serait pas d'origine naturelle, parfois évoquée au début de la crise mais rejetée par les données scientifiques publiées sur ce sujet, est en effet revenue sur le devant de la scène le jeudi 16 avril. Dans le podcast quotidien de Pourquoi Docteur sur la crise sanitaire, le professeur Luc Montagnier, prix Nobel de médecine 2008 pour la découverte du virus du Sida, affirmait ce jour-là que SARS-CoV-2 avait été manipulé dans la laboratoire de Wuhan dans le cadre de la recherche d'un vaccin contre le Sida et qu'il s'en était échappé accidentellement. Le prix Nobel expliquant qu'il avait découvert, avec un de ses collaborateurs, des séquences du VIH dans une analyse du génome du coronavirus.

"Fake news, théorie du complot, refus de l'évidence !", répliquait dans la foulée, toujours sur Pourquoi Docteur, le professeur Jean-Paul Stahl, infectiologue au CHU de Grenoble, tandis qu'un chercheur du CNRS, Monsef Benkirane, expliquait pour 20 Minutes que "si on cherche des séquences courtes de deux ou trois lettres dans des génomes différents, on va forcément les trouver, mais ça ne veut pas dire que les deux génomes sont les mêmes ou que l'un vient de l'autre".

Un démenti de l'Institut de virologie de Wuhan

Date du démarrage réel de l'épidémie, lieu et mode de contamination à l'homme, impact réel de l'épidémie en Chine, autant de points encore obscurs qui aboutissent à une enquête lancée par les Etats-Unis pour tenter d'en savoir davantage et à des doutes exprimés par Emmanuel Macron: "Il y a manifestement des choses qui se sont passées que l'on en sait pas", a déclaré le président français. Et Donald Trump est allé ce week-end jusqu'à menacer la Chine de "conséquences" si les enquêtes en cours montrent "que l'épidémie aurait pu être arrêtée mais ne l'a pas été". 

Mais le directeur du laboratoire de Wuhan a une fois de plus démenti ce week-end toute responsabilité: "C'est impossible que ce virus vienne de chez nous; parce que nous sommes localisés à Wuhan les gens ne peuvent pas s'empêcher de faire des associations...", a déclaré Yuan Zhiming, directeur de l'Institut de virologie, dans une interview à la chaîne étatique CGTN.

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