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QUESTION D'ACTU

Vieillissement

Pour rester en forme après 50 ans, l'activité cérébrale est plus importante que l'activité physique

La tête serait plus forte que les jambes : des chercheurs de Genève ont établi que le fait de préserver l'activité cérébrale était plus efficace que l'activité physique pour vieillir en forme.

Pour rester en forme après 50 ans, l'activité cérébrale est plus importante que l'activité physique Diignat/iStock

  • Publié le 25.03.2020 à 19h45
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L'ESSENTIEL
  • L'activité cérébrale protège mieux du vieillissement que l'activité physique
  • Les capacités physiques et cognitives déclinent à partir de 50 ans

Pour bien vieillir, mieux vaut réfléchir que courir ! C'est la leçon qui est à retirer d'une étude réalisée par des chercheurs de Genève à partir des données de plus de 100 000 personnes âgées de 50 à 90 ans et publiés dans la revue Health Psychology. Des travaux qui montrent que l'activité cérébrale est plus importante pour rester physiquement en forme que l'activité physique pour conserver de bonnes capacités cognitives.

Plusieurs études ont déjà montré le lien qui existe entre la pratique d'une activité physique régulière et admis que celle-ci favorise la survie de nouveaux neurone et préserve la mémoire. De quoi piquer la curiosité des scientifiques de l'Université de Genève qui se sont demandés si l'inverse -utiliser ses capacités cognitives pour garder une bonne santé physique- était aussi vrai.

Maîtrise verbale, mémoire et fréquence d'activité physique 

Afin de trouver une réponse, ils ont rassemblé les données de 105 206 personnes âgées de 50 à 90 ans contenus dans l'enquête SHARE sur la santé, le vieillissement et la retraite en Europe qui couvre la population de 25 pays. Leurs capacités cognitives ont été mesurées tous les 2 ans sur une durée de 12 ans à l'aide d'un test de maîtrise verbale (ils devaient nommer autant d'animaux que possible en 60 secondes) et d'un test de mémoire (comment mémoriser 10 mots et les réciter ensuite). L'activité physique a été mesurée sur une échelle de 1 à 4 allant de "jamais" d'activité à "plus d'une fois par semaine".

L'analyse de ces éléments à partir de modèles statistiques leur a permis de mesurer l'impact de l'activité physique sur les performances cognitives dans le temps et si le niveau de cette activité cognitive permettait de prédire l'évolution de la capacité à conserver une bonne activité physique. 

Un déclin "inévitable" à partir de 50 ans

Ce qui a été confirmé par ce travail, c'est bien que les capacités physiques et cognitives connaissent à partir de 50 ans un déclin "inévitable" mais que que les capacités cognitives influencent principalement l'activité physique et non l'inverse. "Cette étude conforte notre théorie selon laquelle le cerveau doit faire un réel effort pour sortir d'un mode de vie sédentaire et qu'en travaillant sur les capacités cognitives, l'activité physique suivra», précise Boris Cheval, un des auteurs de cette étude.

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