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Pollution de l'air

L’air que nous respirons contient des substances cancérigènes et des perturbateurs endocriniens

Notre air est rempli de pesticides dangereux pour la santé. Parmi eux, 2/3 sont des perturbateurs endocriniens et les 3/4 sont des substances considérées comme cancérigènes.

L’air que nous respirons contient des substances cancérigènes et des perturbateurs endocriniens Michael Oliver/iStock

  • Publié le 19.02.2020 à 12h30
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Il ne fait pas bon respirer notre air. Un rapport publié mardi 18 février par l'association Générations futures pointe la présence néfaste des pesticides dans notre air, dont la plupart sont des perturbateurs endocriniens et contiennent des substances cancérigènes. Ce résultat provient de l’exploitation des données collectées par Atmo, le réseau des associations qui surveillent la qualité de l’air, qui recense 15 ans de mesures de l’air à travers la France. Les pesticides ont été identifiés aussi bien à la campagne qu’en ville.

Réguler la présence des pesticides dans l’air

Notre air n’est pas seulement pollué, il est aussi bourré de particules provenant des pesticides dangereuses pour notre santé. Les associations ont repéré, en 2017, 1 633 fois des pesticides de synthèse dans l’air dont 52 molécules différentes. Parmi ces pesticides, 1/3 sont interdits en Europe, preuve que ces substances demeurent présentes longtemps dans l’air. “On ne se contente pas de respirer deux fois par jour, on respire 24h/24 donc pour des organismes sensibles, les jeunes enfants et les fœtus dans le ventre de leur maman, on sait que ça peut avoir des effets sur le développement du fœtus, développe François Veillerette de l'association Générations futures, à France Inter. Il y a plus d'autisme dans certaines zones où les femmes sont exposées particulièrement aux pesticides dans l'air et des études aux États-Unis le montrent clairement.”

L’objectif de Génération futures est d’alerter sur ces produits pour les interdire en France et en Europe. L’association milite pour installer des normes de régulation des taux de pesticides dans l’air, comme c’est déjà le cas pour l’eau et l’alimentation. Elle souhaite également mettre en place une communication entre agriculteurs et riverains pour protéger la santé de tous. “Les gens veulent savoir si demain l'agriculteur voisin va pulvériser ou pas des produits et aujourd'hui, il n'y a pas d'obligation dans la loi de le signaler, détaille François Veillerette. Il serait très simple d'envoyer un SMS pour prévenir, en disant attention je vais traiter demain matin, ne mettez pas votre linge dehors ou ce n'est pas le jour pour faire un pique-nique. On a vraiment une urgence d'avoir une obligation d'information en temps réel des riverains pour qu'ils puissent se protéger.”

Une nouvelle étude cet été

La base de donnée exploitée par Génération future n’a pas la valeur scientifique mais donne un premier aperçu de la qualité de notre air, loin d’être exemplaire. Il permet d’alerter la population mais également les pouvoirs publics et les instances européennes. L’Agence de sécurité sanitaire et l’Interis ont également mené une étude sur la présence des pesticides qui devraient être connue cet été.

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