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Grossesse

Une nouvelle méthode de procréation assistée à l'étude

Une nouvelle méthode de grossesse “plus simple et moins onéreuse” que la fécondation in vitro pourrait voir le jour et aider les familles ayant des difficultés à concevoir un enfant de manière naturelle.

Une nouvelle méthode de procréation assistée à l'étude Chinnapong/iStock

  • Publié le 17.02.2020 à 10h30
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Actuellement, la méthode artificielle la plus utilisée pour avoir un enfant est la fécondation in vitro (FIV). Une nouvelle manière de concevoir un enfant pour bientôt être mise en place. C’est la conclusion d’une étude menée au Mexique et publiée dans la revue Human Reproduction.

Une alternative à la fécondation in vitro

L’objectif de l’étude est de trouver une méthode alternative à la FIV. “Nous avons maintenant une méthode qui peut produire des embryons de bonne qualité ou meilleure que la fécondation in vitro”, se félicite Santiago Munne, auteur de l’étude. Pour rappel, une FIV est une technique de procréation qui consiste à féconder un spermatozoïde et un ovule en laboratoire. Cette étude a permis de créer trois grossesses qui ont permis de concevoir trois enfants en bonne santé.

Cette nouvelle technique consiste à “partager la grossesse”, note le chercheur. Il s’agit d’inséminer une femme avec du sperme afin que celle-ci féconde puis d’extraire les embryons quelques jours plus tard, de les tester et de les réimplanter dans le corps d’une autre femme. Pour faciliter cette manipulation, les femmes ayant participé à la recherche ont reçu des injections d’hormones pour stimuler leurs ovaires afin de produire des ovocytes avant d’être inséminées. Cette méthode est donc différente de celle de la mère porteuse puisque la grossesse est partagée et que celle qui a permis la fécondation ne garde l’embryon que quelques jours.

Une méthode critiquée et pas sans risque

Cette étude a fait l’objet de nombreuses critiques, notamment concernant son éthique. Les 81 femmes qui ont participé à l’étude ont été payées 1 400$ pour être inséminées artificiellement. Des attaques dont se défend Santiago Munne en précisant que tout a été “validé” par divers comité d’éthiques, dont le Western Institutional Review Board des États-Unis, ainsi que par le ministère de la Santé de l’état du Nayarit (Mexique).

De plus, certains critiquent cette nouvelle technique en pointant du doigt le traitement de la femme. “Cela consiste essentiellement à utiliser le corps d’une femme comme une boîte de petri (récipient d’analyses biologiques)”, a ainsi critiqué Laurie Zoloth, spécialiste de bioéthique à l’université de Chicago, dans la revue NPR. Dans Le Figaro, Tugdual Derville, délégué général d’Alliance Vita, s’est montrée très critique envers cette technique. “Ces femmes sont utilisées comme des éprouvettes, déplore-t-elle. C’est une instrumentalisation du corps de la femme rémunérée qui est effrayante à mes yeux. On est à cheval entre la femme éprouvette et la mère porteuse, c’est une transgression très nouvelle. On joue à l’apprenti sorcier avec le corps des femmes.”

Cette méthode de procréation assistée n’est pas sans risque. Certains femmes qui ont participé à l’étude ont été contraintes de subir des avortements parce qu’il était impossible d’extraire les embryons lors du “lavage”.

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