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Trois femmes sur quatre s'épilent le maillot : une pratique qui augmente les risques d'infections

D'après un nouveau sondage Opinion Way, trois françaises sur quatre s'épilent régulièrement le maillot. Mais cette pratique augmente le risque d'infections, alertent les gynécologues. 

Trois femmes sur quatre s'épilent le maillot : une pratique qui augmente les risques d'infections Vladimir Sukhachev/iStock

  • Publié le 24.01.2020 à 19h30
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Un geste que de nombreuses femmes font régulièrement sans s’imaginer les conséquences potentielles. D’après une récente étude Opinion Way réalisée pour Saforelle, trois femmes sur quatre s’épilent régulièrement le maillot, une pratique qui augmente les risques d’infection, car les poils pubiens protègent l’équilibre de la flore vaginale et préservent la vulve.

Selon l’enquête réalisée auprès de 1 200 femmes et de 200 gynécologues, 65% des femmes disent s’épiler principalement pour leur propre confort, 56% par hygiène et 41% pour une raison esthétique. Malheureusement, 92% d’entre elles ont remarqué que plus elles s’épilaient, plus le risque de développer des irritations ou des démangeaisons était important.  

Les professionnels de santé partagent ce constat puisque près d’un médecin sur deux dit observer une augmentation des pathologies liées à l’épilation partielle ou totale des poils pubiens. Parmi celles-ci, de simples poils incarnés, des démangeaisons ou des infections vaginales, types mycose (engendrées par un champignon levure, la plupart du temps Candida Albicans), vaginose ou vaginite. Malgré tout, 60% des femmes concernées déclarent ne pas oser en parler à des professionnels. Par conséquent, une sondée sur trois n’a aucune solution pour soulager ce genre de désagrément.

Des poils pubiens protecteurs

Pourquoi tous ces problèmes ? Quand on enlève un poil pubien, que ce soit avec le rasoir, la cire ou la crème dépilatoire, la glande sébacée qui lui est attachée est détruite. Or, cette dernière produit du sébum. Il s’agit d’une substance lipidique formée de graisses destinées à protéger la peau et à la garder souple. Sans glande sébacée, la peau n’est plus protégée. Aussi, l’eau qui remonte à sa surface s’évapore très vite et elle devient sèche, irritable et fragile.  

C’est pourquoi les femmes qui s’épilent également la vulve sont encore plus fragilisées. Celle-ci s’irrite plus facilement au contact ou au frottement des protège-slips, des pantalons trop serrés, ou encore des sous-vêtements, surtout quand ils sont synthétiques.

Aussi, si vous tenez absolument à vous épiler le maillot, pour limiter les risques d’infection et préserver l’équilibre de votre flore vaginale, privilégiez les dessous en coton et évitez de porter des pantalons trop serrés. Par ailleurs, il est recommandé de ne pas se laver la zone intérieure du vagin et de se nettoyer à l’extérieur seulement avec un savon gras et non parfumé, sans utiliser un gant de toilette irritant.

Un lien entre épilation intégrale et IST ?   

Dans le passé, plusieurs études ont montré que les femmes qui s’épilaient intégralement le maillot avaient plus de risque de développer des infections sexuellement transmissibles. En effet, selon de nombreux chercheurs, retirer ses poils pubiens exposeraient à de potentiels microtraumatismes ou microcoupures. Or, ces blessures rendraient plus vulnérables en cas d’exposition à un virus ou à tout type d’IST. 

Toutefois, il y a quelques mois, une étude américaine parue dans la très sérieuses revue PLOS Onea contredit ces résultats. En suivant 214 étudiantes, les chercheurs n’ont constaté aucun lien entre l’épilation ou le rasage du pubis et les IST contractées. Plusieurs spécialistes ont alors critiqué ces résultats, insistant notamment sur la petite taille de la cohorte.

“Ce qui influe sur le risque qu’a une femme de contracter une IST n’est probablement pas tant son mode d’épilation que son comportement sexuel, mais une femme qui s’épile intégralement peut aussi le faire pour des considérations d’hygiénistes, sans avoir une vie sexuelle avec de multiples partenaires, souligne-t-elle. On ne peut donc définitivement pas se fier à cette étude, qui ne fait pas ressortir de manière incontestable le degré d’incidence de l’épilation sur le risque d’IST”, avait notamment commenté la docteure Odile Bagot, gynécologue et autrice de Vagin et Cie, on vous dit tout! (éd. Mango), interrogée par 20 Minutes sur le sujet.

 

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