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QUESTION D'ACTU

Troubles de la fertilité

Fausses couches : il y aurait des prédispositions génétiques

Des fausses couches récurrentes dans un couple pourraient être liées à des anomalies des chromosomes chez les deux partenaires. 

Fausses couches : il y aurait des prédispositions génétiques dusanpetkovic/iStock

  • Publié 05.11.2019 à 13h30
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Quinze pour cent des grossesses donneraient lieu à une fausse couche. Traumatisante, elle est souvent inexpliquée. D’après une recherche de l’hôpital des femmes de Brigham aux États-Unis, la génétique pourrait en être la cause. Les couples ayant vécu plusieurs fausses couches auraient des anormalités dans leurs chromosomes. 

Des tests plus efficaces 

“Il est difficile de savoir comment soigner ou conseiller les couples quand la cause de leur infertilité est inconnue”, explique Cynthia Morton, co-autrice de l’étude. Entre 40 et 60% des fausses couches sont inexpliquées. La génétique permet d’en comprendre les causes mais les tests ne sont pas tous efficaces. Dans cette nouvelle recherche, des scientifiques sont parvenus à améliorer le taux de détection des anomalies chromosomiques chez les couples ayant connu des fausses couches multiples. “Il y a des couples dont les différences chromosomiques ne peuvent pas être détectées par les tests classiques, ajoute-t-elle. La technique que nous avons utilisée permet d’augmenter le taux de détection des couples les plus à risque de fausse couche.”

Une nouvelle technique d'examen génétique 

Les chercheurs ont mis au point une méthode de séquençage du génome plus pointue, appelée low pass genome sequencing, en collaboration avec une équipe scientifique d’Hong Kong. Les échantillons correspondant à 1 090 couples ont été analysés, tous avaient vécu au minimum deux fausses couches. La nouvelle technique a permis de détecter 127 anomalies chromosomiques chez environ 12% des couples. En comparaison au test classique, la méthode a recensé des anormalités chez 50 couples supplémentaires. “Notre étude montre qu’utiliser cette technique permet d’identifier un groupe plus large de patients à haut risque de fausse couche et qui aurait intérêt à bénéficier d’un test génétique pré-implantatoire”, conclut la scientifique. Ces examens permettent d’aider les patients ayant des anomalies génétiques à concevoir grâce à la fécondation in-vitro.

 

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