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Atrophie cérébrale

Démence : comment elle se propage dans les réseaux cérébraux

L’observation de la cartographie des réseaux cérébraux de certains patients montre que la démence contourne certaines zones pour mieux se propager.

Démence : comment elle se propage dans les réseaux cérébraux wildpixel/iStock

  • Publié 20.10.2019 à 19h00
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C’est un nouvel espoir pour les familles et les patients souffrant de démence. Les chercheurs de l'UCSF Memory and Aging Center et de l'UCSF Weill Institute for Neurosciences de San Francisco ont découvert la façon dont la neurodégénérescence associée à la démence se propage en utilisant les réseaux cérébraux.

Dans leur nouvelle étude, publiée le 14 octobre dans la revue scientifique Neuron, les chercheurs ont trouvé de nouvelles preuves appuyant leur hypothèse. Ils ont examiné comment des cartes du réseau neuronal, basées sur des scanners du cerveau des patients en bonne santé, pouvaient prédire la propagation de l'atrophie cérébrale chez des personnes atteintes de démence fronto-temporale sur une période d'un an. 

La maladie contourne les zones cérébrales adjacentes

Dans de nombreux cas, les chercheurs ont découvert que la maladie contourne complètement les zones cérébrales adjacentes, qu’elle ne se dirige pas vers des zones déjà atrophiées, mais qu’elle “saute” directement vers des régions plus fonctionnelles. Cette découverte s'ajoute aux preuves de plus en plus nombreuses attestant que la perte de cellules cérébrales, associée à la démence, se propage par l'intermédiaire des connexions synaptiques entre les réseaux cérébraux.

L'auteur principal de l'étude, Jesse Brown, professeur adjoint de neurologie au Memory and Aging Center de l'UCSF et au Weill Institute for Neurosciences de l’UCSF de San Francisco, affirme que le fait de savoir comment la démence se propage ouvre de nouvelles perspectives sur les mécanismes biologiques de la maladie. L'étude a également aidé le chercheur à déterminer les zones des cellules cérébrales et des circuits neuronaux qui sont les plus vulnérables.

Selon lui, la variabilité de ces maladies rend difficile pour les scientifiques l’identification des facteurs biologiques de l'atrophie cérébrale, ainsi que l’évaluation de nouveaux traitements susceptibles de ralentir la maladie.

Des cartes de réseaux individualisées pour chaque patient

Une étude préliminaire, menée par le professeur de neurologie et de pathologie William Seeley, un collège de Jesse Brown, pensait que les maladies neurodégénératives ne se propageaient pas de façon uniforme dans toutes les directions comme une tumeur, mais qu’elles passaient d'une partie du cerveau à une autre selon les circuits anatomiques reliant ces réseaux ensemble.

Concernant sa découverte, M. Brown indique que la recherche n'est pas encore prête pour une utilisation clinique, mais qu'elle met l'accent sur l'évolution et l'amélioration de l'exactitude des prédictions, en adoptant d'autres approches, comme l’utilisation des cartes de réseau individualisées pour chaque patient, plutôt que des cartes de connectivité type. 

Les chercheurs espèrent que ces résultats permettront d'améliorer les paramètres d'évaluation des thérapies faisant déjà l'objet d'essais cliniques.

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