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QUESTION D'ACTU

Découverte

Et si l'on pouvait réparer les fibres du système nerveux central ?

Des chercheurs viennent de décrypter de nouveaux mécanismes permettant de régénérer des fibres nerveuses. Jusqu'ici, leurs lésions dans le cerveau, la moelle épinière ou les nerfs optiques entraînaient des dommages irréversibles.

Et si l'on pouvait réparer les fibres du système nerveux central ? Selvanegra/iStock

  • Publié 26.08.2019 à 10h30
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C'est un espoir pour tous les traumatisés dont les fibres nerveuses du système nerveux central, le cerveau, la moelle épinière et les nerfs optiques, ont subi une lésion. Ces fibres, appelées axomes, sont incapables de repousser après une blessure. Ce qui signifie que les dommages causés sont irréversibles.

Et pourtant, un mécanisme de régénération de ces fibres vient d'être décrypté à partir de travaux sur la souris par une équipe du département de physiologie cellulaire de la Ruhr-Universität Bochum (RUB) en Allemagne. Ces travaux qui ont été publiés dans la revue Nature Communications Biology pourraient ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques pour les lésions au cerveau, à la moelle épinière et au nerf optique.

Restaurer la capacité de régénération des cellules nerveuses

"Il est possible de restaurer partiellement la capacité de régénération des cellules nerveuses du système nerveux central en éliminant la protéine inhibitrice PTEN", explique Dietmar Fischer, un des auteurs de cette étude. Cependant, cette élimination déclenche également de nombreuses réactions différentes dans les cellules en même temps, ce qui conduit souvent au cancer". L'inhibition de cette protéine ne pouvait donc pas déboucher sur de nouvelles approches thérapeutiques.

Aucun effet cancérogène

Dans leurs travaux, les chercheurs de Bochum ont pu montrer pour la première fois que l'élimination de PTEN inhibait de manière significative une enzyme appelée glycogène synthase kinase 3, GSK3. Cette enzyme, à son tour, bloque une autre protéine appelée protéine 2 de médiation de la collapsine, CRMP2. Cela signifie que la désactivation de PTEN empêche CRMP2 d'être inhibé par GSK3. "Si nous empêchons directement cette deuxième étape, c’est-à-dire si nous permettons l’inhibition de la CRMP2, nous pourrons également obtenir l’effet promoteur de la régénération d’une manière plus spécifique", explique Dietmar Fischer. L'activation de CRMP2 elle-même n'est connue pour avoir aucun effet cancérogène.

De nouveaux modes de traitement des lésions

"Bien que nous n'ayons jusqu'à présent montré ces effets que chez des souris génétiquement modifiées, ces découvertes ouvrent diverses possibilités pour le développement de nouveaux modes de traitement des lésions des fibres du système nerveux central", conclut Dietmar Fischer.

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