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Moustique tigre : qu'est-ce que la dengue ?

Alors que des dizaines de cas sont confirmés partout en France à cause de la prolifération du moustique tigre, prenons le temps de comprendre ce qu'est la dengue et comment s'en protéger.

Moustique tigre : qu'est-ce que la dengue ? LoveSilhouette /istock

  • Publié 03.07.2019 à 14h30
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Une opération de démoustication a été mise en place mardi autour de l'hôpital de Bergerac, en Dordogne, après l'hospitalisation d'un patient porteur de la dengue. Peu avant, l'Agence régionale de Santé (ARS) Provence-Alpes-Côte d’Azur affirmait dans un communiqué que 18 cas confirmés de dengue avaient été signalés dans la région PACA.

Les autorités sanitaires n'ont de cesse d'alerter le grand public sur les épidémies de dengue, qui avec la prolifération du moustique tigre en France, font de plus en plus de victimes. Mais qu'est-ce que la dengue ?

La "grippe tropicale"

Transmise par le moustique tigre femelle uniquement, également vecteur du chikungunya et du Zika, la dengue (aussi appelée "grippe tropicale") est une fièvre hémorragique tropicale. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime à 50 millions le nombre de cas annuels dans le monde, dont 500 000 cas de dengue "hémorragique", c'est à dire mortels dans plus de 2,5% des cas.

La dengue est initialement présente dans les zones tropicales et subtropicales du monde, comme en Honduras où une épidémie a fait 44 morts dernièrement ou encore à la Réunion, où 273 cas ont été confirmés entre la 10 et le 16 juin seulement, selon l'Agence régionale de Santé (ARS) de l'île. 

Contamination, symptômes et transmission

Les symptômes de la dengue se manifestent au bout de 3 à 14 jours (en moyenne 4 à 7 jours) après la piqûre infectante. Les patients souffrent généralement de fièvre brutale accompagnée d’un ou plusieurs autres symptômes : maux de tête, douleurs articulaires et/ou musculaires, sensation de grande fatigue ou encore, éruptions cutanées. Dans 2 à 4% des cas, la maladie peut évoluer vers une forme sévère (2 à 5 jours après le début des symptômes).

Le patient peut alors développer des formes hémorragiques, des atteintes hépatiques (foie), des défaillances cardio-vasculaires, des formes de détresse respiratoires (essoufflement), des vomissements et/ou un refus de s’alimenter chez l’enfant. En fonction de l’état du patient, l’évolution peut être fatale. Il n’existe aucun traitement spécifique. Si la dengue hémorragique est une complication potentiellement mortelle, le diagnostic clinique précoce et une prise en charge clinique rapide permettent souvent de sauver des vies. A noter que dans de rares cas, la transmission de la mère à l’enfant est possible.

Source : l'ARS de l'Océan Indien

Comme le souligne l'Organisation de la Santé (OMS), "on retrouve plus de 70% de la charge de morbidité imputable à cette maladie en Asie du Sud-Est et dans le Pacifique occidental. En Amérique latine et dans les Caraïbes, l’incidence comme la gravité de la maladie ont augmenté rapidement ces dernières années. L’Afrique et la Méditerranée orientale ont également enregistré davantage de flambées épidémique au cours des dix dernières années". 

Comment se protéger de la dengue ?

En se protégeant le plus possible des moustiques, grâce notamment à des sprays et crèmes répulsifs, des moustiquaires, des diffuseurs ou encore, en portant des vêtements amples et longs.

Pour limiter les risques, l'ARS Provence-Alpes-Côte d’Azur rappelle que c'est "en agissant au quotidien, chez soi, que nous pouvons éviter que le moustique tigre se reproduise et prolifère dans nos maisons, sur nos balcons, dans nos jardins, etc". Pour cela, "il faut détruire ses œufs et supprimer les eaux dans lesquelles la femelle pond. Elle aime tout particulièrement les petits récipients où l’eau stagne", comme les dessous de pot de fleurs, les flaques d'eau, les jouets des enfants, les récipients d'extérieur ou encore, les petits recoins humides. "Parfois quelques centilitres peuvent suffire pour qu’une femelle y dépose ses œufs".

L'ARS recommande de remplacer l'eau par du sable, de "bâcher ou recouvrir d’une moustiquaire les réserves d'eau (fût, bidon, bâche de piscine)" et de faire attention aux gîtes naturels comme les "creux d'arbres, bambous cassés dont chaque tige brisée et creuse devient alors un réceptacle". De même, l'Agence invite les Français à être vigilants et à ranger à l’abri de la pluie tout ce qui peut contenir de l’eau (seaux, arrosoirs) et à changer l’eau des plantes et des fleurs une fois par semaine, voire plus si possible.

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