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VIH : en Ile-de-France, 10 000 personnes ignorent être atteintes

L'Ile-de-France étant de plus en plus touchée par le sida, du 11 au 15 juin, l'Agence régionale de santé a lancé une semaine régionale du dépistage du virus du VIH. 

VIH : en Ile-de-France, 10 000 personnes ignorent être atteintes Richard Villalonundefined undefined/iStock

  • Publié 12.06.2019 à 15h35
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En Ile-de-France, 10 000 personnes vivraient avec le virus du sida dans le savoir. En plus de se priver d’un traitement efficace, elles pourraient donc propager la maladie à leur insu. C’est pourquoi, pour la première fois, l’Agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France a lancé du 11 au 15 juin une semaine régionale du dépistage du virus de l’immunodéficience humaine (VIH).

Dans les faits, la Coordination régionale de lutte contre l’infection du VIH a ouvert la trentaine de Centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD), présents en Ile-de-France (la liste est accessible sur le site de l'ARS). Car malheureusement, à l’heure actuelle, de nombreuses personnes ignorent encore qu’il existe des centres anonymes et gratuits qui acceptent aussi les mineurs. Nul besoin de prendre rendez-vous chez le médecin et d’aller au laboratoire avec une ordonnance pour se faire dépister. Contentez-vous de revenir au même lieu une semaine plus tard avec votre numéro pour obtenir les résultats de votre prise de sang. Outre le sida, cette dernière permet également de détecter les hépatites et la syphilis.  

Dans le même temps, l’association Aides a mis en place des tests rapides d’orientation diagnostic (Trod) pour détecter uniquement le VIH dans les lieux publics, les gares ou les rues. Il suffit de piquer le bout du doigt pour récolter une goutte de sang. Si le résultat est immédiat, il faut compter une quinzaine de minutes avec l’entretien préalable.

50 000 personnes suivies pour le sida en Ile-de-France

L’idée de cette semaine régionale de dépistage est venue car l’épidémie du sida "résiste au niveau locale". "Les campagnes nationales ne suffisent pas. Au regard de la situation en Ile-de-France, il y a vraiment du sens à organiser cette semaine de dépistage", explique Aurélien Rousseau, le directeur général de l’Agence régionale de Santé, au Parisien. Car selon l’ARS, 50 000 personnes sont suivies pour le sida en Ile-de-France et environ 2 650 nouveaux cas sont découverts chaque année. D’après Santé publique France, en 2017, le nombre de cas de séropositivité dans la région représentait 44% des cas métropolitains, faisant ainsi des Franciliens les premières victimes du sida sur le territoire. Par ailleurs, 28% des personnes infectées sont déjà à un stade très avancé quand elles découvrent leur maladie.

"L’épidémie atteint un plancher que nous avons du mal à abaisser depuis quelques années. Seul un dépistage précoce permet de traiter très vite et d’éviter de contaminer d’autres personnes", développe Luc Ginot, directeur de la Promotion de la Santé et chargé de ce sujet à l’ARS, dans le quotidien.

Parmi les personnes atteintes du sida en Ile-de-France, la plupart sont des hommes, âgés de 25 à 50 ans, habitant à Paris, en petite couronne. On constate malheureusement depuis quelques années une augmentation inquiétante des cas chez les 15-24 ans.

Mettre un préservatif pendant la pénétration ne suffit pas à protéger des IST

Mais outre le sida, les autorités sanitaires s’inquiètent également de l’augmentation des Infections Sexuellement Transmissibles (IST) chez les jeunes. Les cas d'infections à chlamydia et à gonocoque ont notamment été multipliés par trois entre 2012 et 2016. Rappelons d’ailleurs que, contrairement à ce que s’imaginent beaucoup de personnes, les préservatifs ne suffisent pas à protéger d’une IST.

Car si la plupart des gens ne l’utilisent que lors de la pénétration, un simple contact de muqueuses, une fellation, un cunnilingus ou un annulingus suffisent à entraîner la propagation de nombreuses maladies sexuellement transmissibles. Ces contacts peuvent ainsi provoquer la gonorrhée, la chlamydia, la syphilis, le papillomavirus, l’herpès génital, la trichomonase ou encore les hépatites C et D. Ces dernières peuvent également s’attraper par le sang. Le partage de seringue ou de matériel de drogue est donc également un facteur de risque.  

Après la semaine régionale du dépistage, le VIH TEST sera lancé le 1er juillet par l’Assurance maladie et la Mairie de Paris. Il s’agit d’une offre de dépistage sans frais, sans ordonnance et sans rendez-vous dans tous les laboratoires d'analyses médicales de Paris.

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