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QUESTION D'ACTU

Journée nationale sur le don d'organe

50 000 Français vivent avec une greffe

En 2012, plus de 5 000 greffes ont été réalisées en France. Si ce résultat est encourageant, de plus en plus de malades sont inscrits chaque année sur la liste nationale d’attente. 

50 000 Français vivent avec une greffe OLYMPIA/SIPA

  • Publié 19.06.2013 à 19h21
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Le don d’organes est un geste de solidarité qui sauve des milliers de vies chaque année en permettant à des patients d’être greffés. Et visiblement, les Français se soucient de plus en plus des autres. L’activité de prélèvement d’organes a augmenté de 1,1% passant de 1 589 donneurs prélevés contre 1 572 en 2011. En parallèle, l'activité de greffe d'organes a elle aussi augmenté (+1,57%) selon le bilan établi par l'Agence de biomédecine. 

 

Conséquence de cette progression, de plus en plus de personnes vivent avec une greffe. La technique de greffe est  de mieux en mieux maîtrisée, et la qualité de vie des greffés est en constante progression. En France, on estime que près de 50 000 personnes sont porteuses d’un greffon fonctionnel.

Mais, tout n'est pas satisfaisant dans ce tableau car chaque année, le nombre de personnes inscrites en liste d’attente progresse. Ainsi, en 2012, le décalage entre le nombre de patients ayant eu besoin d’une greffe et le nombre de greffes réalisées est important.

Pourtant, les occasions de donner ne manquent pas et surtout elles sont ouvertes au plus grand nombre. En effet, contrairement aux idées reçues, tout le monde peut être amené à donner ses organes, jeune ou âgé.
Même si beaucoup l'ignorent, il n’y a pas de contre-indication au don en lien avec l’âge avancé. Et, les personnes de plus de 60 ans, qui se pensent souvent exclues du don d’organes et de la greffe d sont tout autant concernées que les plus jeunes. De plus, le prélèvement sur personnes décédées peut également être envisagé même si celles-ci étaient sous traitement médical ou avaient des antécédents médicaux lourds.

Par ailleurs, nous sommes tous considérés comme donneurs d’organes potentiels, à moins d’avoir exprimé notre opposition. C’est ce que l’on appelle le consentement présumé. Un Registre National des Refus existe pour les personnes qui souhaitent laisser une trace écrite légale de leur opposition au don d’organes. L’opposition au don d’organes peut également être exprimée aux proches par oral, ce qui est parfaitement recevable. Du témoignage des proches, qui a une valeur légale, dépend toute la chaîne du prélèvement et de la greffe. Il est possible de s’inscrire dès l’âge de 13 ans sur le Registre National des Refus. L’inscription est révocable à tout moment par simple courrier.


C'est dans ce contexte et à l’occasion de la 13 ème Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe et de reconnaissance aux donneurs qui aura lieu le 22 juin, que l’Agence de la biomédecine lance une nouvelle campagne de communication puissante visant à informer le grand public et inciter chacun à dire son choix sur le don d’organes à ses proches. Le but, augmenter le taux de transmission de sa position à ses proches. Evalué tous les trois ans, il a pour la première fois affiché une nette augmentation en 2012, passant de 49% contre 42%.

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