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Maladie chronique

Sclérose en plaque : comment limiter au mieux le handicap

Dans la sclérose en plaque, l'intérêt d'un traitement immunomodulateur instauré tôt dans le cours évolutif de la maladie est mis en évidence à travers l'analyse d'une vaste base de données.

Sclérose en plaque : comment limiter au mieux le handicap vadimguzhva /istock.

  • Publié 17.01.2019 à 10h45
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L'impact de différents traitements immunomodulateurs sur le potentiel évolutif et handicapant de la sclérose en plaques ont été analysés dans une base de donnée. Les résultats ont été publiés dans le JAMA.

Il s'agissait de voir quelles sont les molécules qui freineraient le plus l’évolution de la forme rémittente de la sclérose en plaque vers la forme progressive où les lésions de système nerveux central et les handicaps sont nombreux. 1555 malades ont participé à l’essai, qui venaient de 68 centres neurologiques de 21 pays différents.

Efficacité des immunomodulateurs

"Le traitement initial par le fingolimod, le natalizumab ou l'alemtuzumab a été associé à un risque moindre d’évolution vers la forme progressive de la maladie comparativement à l'interféron bêta ou à l'acétate de glatiramère", indique le texte. Ces derniers ayant cependant une activité sur la maladie par rapport à l'absence de traitement. "Ces résultats, ainsi que les risques associés à ces traitements, peuvent aider à éclairer les décisions concernant le choix d'un traitement", ajoutent-ils.  

Dans les deux décennies qui suivent l'apparition de la sclérose en plaque, 80% des patients souffrant d'une forme rémittente non traitée par un immunomodulateur évoluraient vers une forme progressive où l'accumulation irréversible de lésions neurologiques est à l'origine de nombreux handicaps.

Intérêt du traitement immunomodulateur précoce

Plus le traitement immunomodulateur est commencé tôt, moins la maladie risque de progresser vers le handicap. "La probabilité d’évolution était plus faible lorsque l'acétate de glatiramère ou l'interféron bêta étaient commencés dans les cinq années suivant l'apparition de la maladie", peut-on lire.

Il s'agit cependant d'une analyse réalisée sur une base de données mais pas une étude comparative stricte entre les différentes molécules. Il est donc difficile d'affirmer une différence stricte malgré les calculs réalisés. Cependant, cette étude intéressante s'ajoute à nombre de données déjà existantes qui vont toutes dans le même sens et témoignent de l'intérêt d'un traitement immunomodulateur précoce au cours de la maladie afin de prévenir au mieux l'apparition des lésions et des handicaps.

Un handicap irréversible peut s’installer

Maladie auto-immune du système nerveux central, la sclérose en plaque est due à un dérèglement du système immunitaire, qui s’attaque au cerveau et aux fibres nerveuses en détruisant les gaines de myéline chargées de protéger les neurones. Peu à peu, les patients perdent l’usage de leurs membres, présentent des troubles de la vision, de la motricité et de la sensibilité.

Handicapante sans être mortelle, la sclérose en plaques est une maladie chronique qui se manifeste par des poussées inflammatoires entrecoupées de phases d’accalmie. Durant celles-ci, la myéline se reconstitue en partie mais, à terme, un handicap irréversible peut s’installer. La sclérose en plaques est une maladie multifactorielle, qui ne se déclenche pas autour d’une cause unique, mais est le résultat d’un "concours de circonstances", commenous  l’expliquait en mai dernier le Pr Jérôme de Sèze, neurologue au CHRU de Strasbourg et spécialiste de la sclérose en plaque.

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