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Maladies dégénératives : une puce cérébrale pour améliorer le cerveau ?

Alors que l'intelligence artificielle est aujourd'hui au coeur de nombreux débats, scientifiques et industriels tentent de mettre au point des puces cérébrales dans le but d'aider les personnes souffrant de maladies dégénératives telles que Parkinson. 

Maladies dégénératives : une puce cérébrale pour améliorer le cerveau ? agsandrew/iStock

  • Publié 17.12.2018 à 08h00
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Cela semble relever de la science-fiction et pourtant… Et si les malades de Parkinson pouvaient cesser de trembler en appuyant sur un simple bouton ? Si dès les années 1990, le neurochirurgien et physicien français Alim-Louis Benabid a développé une méthode thérapeutique basée sur la pose d’une électrode dans le cerveau des patients, les scientifiques et industriels font aujourd’hui la course à la puce cérébrale.

Puces cérébrales

Il y a deux ans, le géant de la Silicon Valley Elon Musk, directeur de Telsa et SpaceX, a notamment créé Neuralink, une entreprise de neurotechnologie ayant pour but de commercialiser des puces cérébrales auprès du grand public. "Au fil du temps, je pense que nous verrons probablement un lien de plus en plus fort s’établir entre l’intelligence biologique et digitale", avait-il alors expliqué à la presse.

"Nous savons que si nous installons une puce dans le cerveau et relâchons des signaux électriques, nous pouvons améliorer les symptômes de Parkinson. Cela a un effet pour la douleur de l’épine dorsale, l’obésité, l’anorexie… ", avait quant à lui expliqué Bryan Johnson, fondateur de la start up Kernel, également spécialisée dans l’intelligence artificielle, au magazine The Verge en 2017.

Risques de contrôle à distance et à la surveillance

Fin mai, des chercheurs américains ont notamment réussi à mettre au point un implant cérébral capable d’à la fois surveiller et moduler l’activité cérébrale des malades de Parkinson. Son électrode envoie des signaux qui sont ensuite analysés dans un programme informatique intégré dans le dispositif déterminant s’il faut ou non stimuler le cerveau.

Si la stimulation cérébrale profonde est utilisée depuis longtemps pour traiter les malades de Parkinson. La nouveauté de ce programme consiste en son habilité à reconnaître un modèle d'activité cérébrale associée à la dyskinésie. Il sert alors de guide, adaptant la stimulation à l’activité cérébrale du patient. Par ailleurs, ce nouveau système permet d'économiser environ 40% de l'énergie de la batterie de l'appareil utilisée pendant la stimulation traditionnelle. Enfin, alors que cette dernière ne s’adressait qu’à 5 à 10% des malades ayant une forme dopaminergique pure, cette technique pourrait s’adresser aux autres.

Bluetooth

En mesurant l’activité des neurones et en transmettant les informations via Bluetooth, la puce cérébrale peut également aider des patients tétraplégiques incapables de communiquer avec le reste du monde mais dont le cerveau est en parfaite santé. Dans le passé, grâce à cet outil des personnes paralysées ont ainsi pu contrôler une tablette tactile directement par la pensée dans des conditions de laboratoire.  

Mais bien évidemment, comme tout objet connecté, la puce cérébrale n’est pas sans danger. Elle expose ses utilisateurs aux risques de contrôle à distance, à la surveillance et au piratage. "La plupart des gens n’accepteront l’idée d’un implant que s’ils ont une condition médicale très sérieuse que cela pourrait aider. La plupart des personnes ont bonne santé sont mal à l’aide avec l’idée d’un docteur qui ouvrirait leur crâne en deux", avait conclut avec humour le neuroscientifique canadien Blake Richards à The Verge dans l'article portant sur Kernel.  

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