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QUESTION D'ACTU

Fin du mythe

Les femmes sont aussi résistantes que les hommes lors d'entraînements physiques extrêmes

Face à un exercice physique prolongé et intense, les hommes sont souvent considérés comme plus résistants que les femmes. Une nouvelle étude, menée auprès de femmes traversant seules l’Antarctique, tant au contraire à prouver qu’elles font preuve d’autant de résilience.

Les femmes sont aussi résistantes que les hommes lors d'entraînements physiques extrêmes gorodenkoff/iStock

  • Publié 19.11.2018 à 13h13
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En aura-t-on bientôt terminé avec le mythe du sexe faible ? Alors que dans l’imaginaire collectif, les femmes sont encore aujourd’hui considérées comme plus fragiles, plus sensibles à la douleur et moins résistantes à l’effort physique que les hommes, ces dernières seraient au contraire tout aussi "fortes" que leurs homologues masculins.

C’est ce que mettent en lumière de nouveaux travaux menés par l’Université d’Édimbourg, en Écosse, et présentés lors de la conférence annuelle de la Society for Endocrinology à Glasgow. Il s’agit de la première étude à affirmer qu’en bénéficiant d’une formation et d’une préparation appropriées, les femmes peuvent être tout aussi résilientes que les hommes face à un effort physique intense.

Une résistance à l’exercice physique intense similaire à celle des hommes

Cette conclusion est basée sur des données tangibles : celles recueillies auprès de six femmes britanniques ayant traversé l’Antarctique. Intitulée Ice Maiden, cet équipage 100% féminin a passé 62 jours sur la glace, parcouru 1 700 kilomètres, lutté contre des températures pouvant atteindre -50° C et tiré des traîneaux pesant jusqu’à 80 kg.

Avec ses collègues de l’Université d’Édimbourg et du Royal Centre for Defence, le Dr Robert Gifford a examiné les effets des efforts physiques extrêmes sur les niveaux hormonaux et la santé de ces six sportives. Ils ont surveillé plusieurs marqueurs de leur santé avant et après l’expédition. Parmi eux, les indicateurs de stress, les niveaux d’hormones de reproduction et métaboliques, le poids corporel et la résistance des os.

Les résultats ont non seulement indiqué que les marqueurs de la fonction reproductrice et de la force osseuse ont été préservés, mais aussi que certains d'entre eux présentaient des signes d'effets bénéfiques sur la condition physique, liés à l'exercice, deux semaines après l'expédition, qui ont retardé leur apparition.

"Nos résultats contiennent des données qui pourraient briser les mythes qui existent sur l'impact de l'activité physique extrême sur les femmes. Nous avons montré qu'avec une formation et une préparation appropriées, bon nombre des effets négatifs sur la santé peuvent être évités", explique le Dr Gifford.

Une utilisation concrète des résultats

Bien que l'équipe Ice Maiden ne comptait que six femmes et qu'il n'ait pas été possible de tenir compte de facteurs de confusion tels que l'âge ou l'origine ethnique, les résultats obtenus suggèrent que le respect d'un calendrier d'entraînement complet a pu atténuer tout effet négatif de l’effort physique intense sur la santé.

Pour confirmer leurs résultats, les scientifiques prévoient maintenant d’étudier comment différents types d'activités physiques peuvent contribuer à diminuer le stress et permettre un équilibre énergétique. Les résultats obtenus pourront ensuite être utilisés "pour les hommes et les femmes exerçant des emplois pénibles ou stressants, où l’on craint qu’ils nuisent à leur santé", poursuit le chercheur, qui estime qu’un "entraînement et un régime nutritionnel appropriés" pourront contribuer à préserver leur santé.

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