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QUESTION D'ACTU

Accès aux soins

Les pharmaciens vont pouvoir délivrer certains médicaments sans prescription du médecin

Les pharmaciens d’officine vont pouvoir délivrer sans prescription ("prescrire") certains médicaments qui sont normalement uniquement prescrits par les médecins. C’est le sens de l’amendement voté par l’Assemblée Nationale qui permet une expérimentation limitée à quelques régions.

Les pharmaciens vont pouvoir délivrer certains médicaments sans prescription du médecin Richard Villalonundefined undefined/istock

  • Publié 28.10.2018 à 08h51
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Contrairement à ce qui avait été annoncé samedi, les pharmaciens vont bien pouvoir "prescrire" (délivrer sans prescription médicale)certains médicaments selon l’AFP. L'Assemblée Nationale a autorisé vendredi, à titre expérimental, les pharmaciens à dispenser des médicaments nécessitant une prescription médicale obligatoire (et pas seulement les médicaments OTC), dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2019.

Protocoles entre médecins et pharmaciens

Selon la députée Delphine Bagarry (LREM), à l'origine de l'amendement, Il s'agit "de permettre aux Français d'accéder plus facilement aux soins dont ils ont besoin en s'appuyant sur les compétences de chacun". "Il est question de confier aux pharmaciens, dans le cadre de protocoles conclus entre médecins et pharmaciens, la délivrance de certains médicaments à prescription médicale obligatoire pour certaines pathologies", a-t-elle expliqué.

"Ce projet est raisonnable parce qu'il prévoit de la faire dans un premier temps dans le champ de l'expérimentation. Il est raisonné parce qu'il s'appuie à la fois sur des expériences réussies chez nos voisins, notamment en Suisse", a-t-elle ajouté.

"Contrairement à ce qui a pu être dit, on ne transforme pas le pharmacien en médecin mais on permet, dans l'intérêt des patients, de faciliter la délivrance de certains médicaments. Si on veut libérer du temps médical, faciliter l'accès aux soins, il faut être capable de s'appuyer sur la compétence de tous les soignants", a-t-elle lancé.

Respect des métiers

Plusieurs députés de droite et de gauche se sont interrogés sur "le respect des métiers". Mais la ministre de la Santé Agnès Buzyn a affirmé que le gouvernement était "très respectueux des métiers". "Mais aujourd'hui, nous savons que dans quelques situations bien normées et dans des zones où il est difficile d'avoir un rendez-vous chez le médecin en urgence, il peut y avoir, dans le cadre d'une expérimentation bien cadrée, une forme de coopération qui fasse l'objet d'un bon cadrage", a-t-elle précisé.

"Aujourd'hui, une jeune fille qui a une infection urinaire va attendre deux à trois jours dans certaines villes de France pour avoir un rendez-vous, et elle va souffrir atrocement, alors que cela aurait pu être traité par un comprimé antibiotique. On n'est pas en train les changer les métiers, on est en train de faciliter la vie quotidienne de nos concitoyens", a-t-elle conclu.

Le projet aurait été limité pour les trois premières années à deux régions mais il paraît difficile de généraliser ce procédé, certes basé sur la coopération entre médecins et pharmaciens, sans un dossier médical personnel informatisé et partagé permettant au médecin de contrôler ce que prend le malade. Or on n’en est pas encore là.

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