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QUESTION D'ACTU

Alzheimer

Il n’y a pas une, mais 5 mémoires…

On a souvent comparé la mémoire à un muscle qu’il fallait entraîner, plus récemment à un disque dur d’ordinateur. Les connaissances les plus récentes plaident pour pas moins de cinq systèmes différents de stockage de l’information.

Il n’y a pas une, mais 5 mémoires… IStock/ipopba

  • Publié 23.09.2018 à 19h30
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La première mémoire serait épisodique, c’est celle de souvenirs personnellement vécus, notre histoire individuelle. Si on la perd, on devient amnésique. Ensuite, il y a la mémoire sémantique. C’est celle qui sert à l’acquisition de connaissances générales sur le monde, indépendantes de nos expériences, Washington capitale des Etats-Unis par exemple, ou comment procéder pour commander un repas dans un restaurant. En revanche, si de façon très automatique, vous êtes capable de conduire une voiture au milieu des autres véhicules – ce qui demande pas mal d’informations à gérer – vous le devez à votre mémoire procédurale. Chez elle, les connaissances stockées reposent sur l’apprentissage par l’action. Ainsi, les grands musiciens sont conscients de ce qu’ils font mais pas de la manière dont ils procèdent . Quatrième secteur de mémorisation, celui qui permet de stocker la forme et la structure des objets, des visages et des mots, sans aucune référence à leur signification, qui elle, dépend – on l’a vue – de la mémoire sémantique. Vous suivez toujours ?

Alors, cinquième et dernière mémoire, celle du travail qui nous permet de maintenir temporairement une petite quantité d’informations pour pouvoir, par exemple, suivre une conversation ou, tout simplement, effectuer une opération simple de calcul mental. En effet, si je vous dis : 50 + 72, avant de me répondre : 122, il faut bien se souvenir de 50 au moment où vous ajoutez 72. Cela paraît élémentaire, mais cette analyse de nos mémoires a déjà demandé la réflexion de dizaines de cerveaux plutôt bien organisés. Toutefois, si cette nouvelle approche se révèle exacte, et il est probable qu’on ne soit pas très loin de la vérité, c’est un véritable casse-tête chinois qui va se poser aux spécialistes chargés de la rééducation, par exemple après un traumatisme crânien ou une attaque de paralysie. Il faut, en effet, prendre en charge cinq mécanismes différents mettant probablement en jeu cinq parties différentes du cerveau…C’était pourtant si simple lorsque l’on pensait que la mémoire était un muscle.

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