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QUESTION D'ACTU

IRM, scanner, radios

Les radiations pendant l'enfance et l'adolescence accentuent le risque de leucémie

Les risques de développer une leucémie après une exposition modérée aux radiations dans l’enfance et l'adolescence sont bien réels, selon une nouvelle étude. 

Les radiations pendant l'enfance et l'adolescence accentuent le risque de leucémie dolgachov / stock

  • Publié 18.07.2018 à 16h56
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Des chercheurs ont étudié le risque de leucémie associé à l'exposition à de faibles doses de radiations pendant l'enfance et l’adolescence (moins de 21 ans). Ils ont identifié pour ce faire neuf cohortes issues du Canada, de la France, du Japon, de la Suède, du Royaume-Uni et des Etats-Unis. Au total, les dossiers médicaux de 262 573 personnes exposées à moins de 100 mSv entre le 4 juin 1915 et le 31 décembre 2004 ont été analysés.  

Résultat : "les risques de leucémie myéloïde aiguë et de leucémie lymphoblastique aiguë ont augmenté de manière significative après l'administration de doses de rayonnement ionisant inférieures à 100 mSv pendant l'enfance ou l'adolescence", indique l’essai, publié dans The Lancet.

Dix mois d’exposition aux rayonnements naturels

Il existe des radiations d’origine naturelle, avec des origines diverses : l’air que nous respirons, les sols, les rayonnements cosmiques, les matériaux de construction (radon, etc.), l’eau, les aliments…Cette ex­position aux rayonnements ionisants d’origine naturelle est estimée en moyenne en France à 2,5 mSv/an.

En comparaison, une radiographie de thorax délivre entre 0,005 et 0,01 mSv, soit l’équivalent d’un à deux jours d’exposition aux rayonnements ionisants naturels. Une radiographie de l’abdomen délivre environ 0,4 mSv, soit près de deux mois d’exposition aux rayonnements naturels. Une tomodensitométrie (scanner) du crâne environ 2 mSv, soit dix mois d’exposition aux rayonnements naturels. Une tomodensitométrie (scanner) de l’abdomen de 5 à 10 mSv, soit deux à quatre ans d’exposition aux rayonnements naturels.

Mark Pearce (chercheur de la Newcastle University au Royaume-Uni) précise, dans une étude précédente, elle aussi publiée dans The Lancet, qu'en "réalité, ce risque est faible. Il s'agit de cancers relativement rares. En fait, pour 10 000 scanners réalisés avant l'âge de 10 ans, on risque de voir se développer un cas de leucémie et un cas de tumeur cérébrale dus aux rayonnements dans les dix années suivantes". Par ailleurs, "le scanner induit certainement un risque de cancer. Mais il reste nécessaire au diagnostic et au suivi de nombreuses pathologies graves. Nous devons donc redoubler d'efforts pour justifier et optimiser chaque examen prescrit." 180 000 volontaires de moins de 22 ans, qui avaient subi plusieurs scanners entre 1985 et 2002, avaient été suivis.

Les enfants sont plus sensibles aux radiations

Un enfant peut passer une radio, un scanner, une échographie, une IRM ou encore une Scintigraphie. Les enfants sont plus sensibles aux radiations car leur corps est plus petit et leurs organes sont en pleine croissance. De même, certaines zones du corps sont plus sensibles que d’autres : organes sexuels, glandes endocrines, cristallin de l’œil…  81,8 millions d’actes de diagnostic utilisant les rayonnements ionisants ont été réalisés en France en 2012, soit 6% de plus qu’en 2007 en tenant compte de l’augmentation de la population observée dans le même temps. Environ 44% de la population a bénéficié d’au moins un acte en 2012. Le pourcentage d’individus concernés augmente avec l’âge.

Bien que ne représentant que 10,4% du nombre d’actes, les examens scanner représentent 71,3 % de la dose totale délivrée (à comparer à 58% de la dose totale en 2007). La radiologie conventionnelle (hors radiologie dentaire) représente 54 % des actes pour 17,7% de la dose totale délivrée, la médecine nucléaire 1,3% des actes pour 7,8% de la dose totale délivrée, et la radiologie dentaire 33,8% des actes pour 0,2% de la dose délivrée.

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