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Chirurgie

Brésil : un chirurgien esthétique en fuite après le décès d'une patiente opérée clandestinement chez lui

Surnommé le "Dr Popotin", le chirurgien esthétique brésilien Denis Furtado est en cavale depuis le décès d'une de ses patientes opérée clandestinement à son domicile. 

Brésil : un chirurgien esthétique en fuite après le décès d'une patiente opérée clandestinement chez lui Capture écran/Facebook

  • Publié 18.07.2018 à 13h00
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Célèbre au Brésil, Denis Furtado, alias "Dr Popotin", est recherché par les autorités brésisiennes après le décès de l'une de ses patientes opérée clandestinement à son domicile. Séduite par la popularité du chirurgien esthétique et les photos avant/après publiées sur son compte Instagram (qui compte plus de 650 000 internautes), Lilian Quezia Calixto a parcouru les 2000km qui séparaient Cuiaba de Rio de Janeiro pour se faire opérer par le Dr Popotin. 

Le succès de ce dernier reposait sur une technique d'augmentation des fesses controversée, avec l'injection de polyméthacrylate de méthyle (PPMA), un thermoplastique transparent, utilisé pour remplacer le verre et plus connu sous le nom de la marque déposée Plexiglas®.

Chirurgie à tout prix

Opérée le 15 juillet dernier dans l'appartement du chirurgien esthétique à Barra da Tijuca, un quartier huppé de Rio, la patiente a finalement été hospitalisée après avoir fait un malaise. Après quatre arrêts cardiaques, Lilian Quezia Calixto est décédée. Le chirurgien lui, reste introuvable. Accusé d'homicide et d'association de malfaiteurs, Denis Furtado est recherché par la police et fait la Une des journaux brésiliens. 

La Société Brésilienne de Chirurgie esthétique (SBPC) dénonce une "intrusion de non spécialistes qui cause de plus en plus de cas fatals comme celui-ci". Son président Niveo Steffen explique à l'AFP : "On ne peut pas pratiquer de chirurgie esthétique dans un appartement. Beaucoup de gens vendent une illusion, une fantaisie, dépourvue de toute éthique, à des personnes fragiles attirées par de bas prix".

De nombreuses femmes ayant accepté de recourir à cette technique auraient perdu la vie en Amérique latine, notamment au Vénezuela. Selon Niveo Steffen, cette affaire montre une "banalisation des chirurgies esthétiques pratiquées par de non spécialistes, qui parfois ne sont même pas médecins et mettent la population en péril".

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