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Contagion

Méningite : un nouveau cas met Calais en alerte

Une petite fille du quartier de Pont-du-Leu, à Calais, souffre d'une méningite. Cette maladie mortelle étant hautement contagieuse, la ville a été mise en alerte.

Méningite : un nouveau cas met Calais en alerte Aynur_sib/istock

  • Publié 03.06.2018 à 14h30
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Un cas de méningite a bousculé Pont-du-Leu, un quartier de Calais. Une petite fille a été diagnostiquée et hospitalisée. Elle fréquentait la crèche Rodin, qui a été mise en alerte vendredi 1er juin au soir, ainsi que l’école maternelle Kergomard.

L’ARS a enjoint les personnes ayant pu être en contact avec la fillette – enfants, parents, professionnels – de se rendre chez le médecin afin de se voir prescrire un traitement préventif. La pharmacie du secteur a été informée par l’ARS de la mise en place du dispositif afin de prévoir les doses de médicaments nécessaires à la prise en charge de toutes les résidents du quartier.

Pas de retour en crèche

Samedi matin, certains parents ne voulaient pas que leur enfant retourne à la crèche Rodin.

La méningite a été particulièrement meurtrière ces derniers mois en France, emportant trois jeunes gens. Un étudiant de l'IDRAC est décédé des suites d'une infection à méningocoque, a annoncé début mai l'Agence régionale de santé (ARS) d'Occitanie. Cette maladie mortelle étant hautement contagieuse, plusieurs personnes fréquentant la même école se sont déjà rendues au CHU Lapeyronie en vue d'y subir des examens de contrôle. "Il s'agit de la famille et de proches ayant été en contacts étroits, rapprochés et répétés durant les dix jours qui ont précédé sa maladie", a précisé l'Agence dans un communiqué. 

Mort dans son lit

A seulement 23 ans, le jeune homme est mort chez lui, à Palavas-les-Flots, jeudi 3 mai. Il s’était plein à sa famille de maux de tête la veille au soir, mais ne s’en est pas inquiété. Il aurait tenté d’y mettre fin en prenant les anti-douleurs qu’il avait sous la main. Le lendemain matin, ses proches l’ont retrouvé dans son lit, sans vie.

Par mesure de prévention, un traitement antibiotique a été proposé aux proches de l’adolescente décédée : sa famille, les membres de son club sportif, ainsi que le personnel et les élèves du lycée Gabriel-Faure de Tournon, en Ardèche, où elle était scolarisée. Néanmoins, "le germe étant très fragile dans l'environnement, les risques de transmission sont très faibles. Il n'y a pas lieu de procéder à une désinfection de locaux, ni de traiter les personnes ayant eu des contacts occasionnels avec la personne malade".

Une jeune fille de 16 ans est également morte le 29 mars dernier d’une méningite alors qu’elle se trouvait à son domicile à Hauterives, dans la Drôme. Sur une suspicion du médecin du Samu qui est intervenu, une autopsie a été pratiquée à Grenoble, qui a confirmé la méningite. "Les résultats de l’autopsie de la jeune fille, l’ont confirmé. Mais la souche du méningocoque (A, B, C, W, Y) - la forme la plus grave de méningite - n’a pas encore été déterminée", expliquait alors l’ARS.

Premières 24 heures

Rappelons que lors des premières 24 heures, une infection à méningocoque se traduit généralement par des maux de tête, des vomissements et une raideur de la nuque. Elle peut aussi donner lieu à des septicémies, des arthrites ou encore des péritonites.

Les médecins n’y pensent pas encore forcément tout de suite, mais 10% des patients infectés par la souche W de méningocoque présentent également des douleurs abdominales, selon une toute nouvelle étude de l'Institut Pasteur et du service de pédiatrie de l'Hôpital Bicêtre AP-HP publiée dans Clinical Infectious Diseases.

"Face à ces maux de ventre, le médecin ne va pas penser en premier lieu à une infection invasive à méningocoques. On pense plutôt à une gastro-entérite, voire une appendicite", explique Muhamed-Kheir Taha, principal auteur de l'étude et responsable du Centre national de référence des méningocoques (CNRM) à l'Institut Pasteur. "Or si on tarde dans la détection et la prise en charge appropriée des personnes touchées par la maladie, leur pronostic vital peut être engagé. L'infection invasive à méningocoques est une maladie mortelle dans quasiment 100% des cas si l'on n'administre pas rapidement des antibiotiques", insiste-t-il.

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