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QUESTION D'ACTU

Amélioration personnelle

La timidité est rarement une maladie et n’est surtout pas une fatalité

Plus d’un français sur deux se considère "timide" ou déclare l’avoir été dans le passé. La "timidité-maladie", affecterait une personne sur 20 et la "timidité-paralysante" une sur 40. Pourtant des solutions existent.

La timidité est rarement une maladie et n’est surtout pas une fatalité riwasabi/istock

  • Publié 18.05.2018 à 14h52
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Une appréhension de l’inconnu ou d’une "première fois", c’est-à-dire d’une situation qui n’est pas familière, provoque la timidité.

Ceux qui en souffrent cherchent à éviter ces situations afin de ne pas se sentir mal à l'aise, mais l’inconvénient de ce type de stratégie est qu’ils n’apprennent donc pas à les affronter et la timidité perdure. Il vaut mieux affronter, mais pas forcément tout(e) seul(e).

La différence entre timidité et timidité-maladie

Il y a différents types de timidité, avec des degrés qui vont d’une forme légère à celle qui handicape tous les rapports. Il faut donc éviter les théories générales qui tendraient à banaliser pour tout le monde les conséquences psychologiques et comportementales de la timidité.

La timidité-maladie, concernerait un Français sur 20, dont près de deux millions seraient atteints de la forme dite "paralysante", une timidité que les psychiatres appellent "phobie sociale" et qui favorise l’apparition d’états dépressifs, la consommation d’alcool, de tabac ou même de cannabis.

Les timides ne ressentent pas forcément le même degré de timidité dans toutes les situations et envers toutes les personnes. Les exemples sont légion de présentateurs de radio extravertis alors qu’ils sont des timides invétérés dès qu’ils quittent le micro. Même chose pour des acteurs pleins d'audace sur scène qui se révèlent des monstres de timidité dès qu’on les interview.

Pourquoi est-on timide ?

On ne peut absolument pas mettre ce problème sur le seul dos de la génétique parce qu’il est prouvé qu'un caractère plus ou moins renfermé provient plutôt du milieu dans lequel l'enfant a été élevé.

La légende affirme que la timidité n’est pas un défaut, mais ce sont ceux qui ne sont pas timides qui la colportent. Ceux qui en souffrent tendent à percevoir leur propre timidité comme un défaut, et nombre d'entre eux sont mal à l'aise à cause de cela. Mais c’est vrai que beaucoup de timides sont perçus comme des oreilles attentives, et qui réfléchissent davantage avant de parler.

La timidité, ça se soigne ?

La timidité heureusement diminue progressivement avec l’âge et les expériences de la vie. Un enfant timide face à des personnes inconnues, peut finalement perdre cette appréhension par la suite. Mais c’est dommage d’attendre d’être vieux pour être débarrassé.

Dans un premier temps, il ne faut absolument jamais utiliser de médicaments. Ce que n’ont pas toujours fait nos médecins qui avaient la main lourde avec les molécules contre l’anxiété. Ces prescriptions inadaptées on fait de notre pays les premiers consommateurs au monde de cette catégorie de médicaments.

Les anxiolytiques peuvent réduire momentanément le niveau d’angoisse, mais exposent à un risque important d’effets secondaires cognitifs et surtout d’une véritable dépendance, tout ceci sans réelle modification des peurs sur le fond.

Thérapies cognitivo-comportementales

La solution viendra des thérapies dites "comportementales" dont on commence à avoir une très solide expérience. Leur but est d’apprendre à gérer ses peurs et affronter plus sereinement les situations sociales. L’idéal est de le faire en groupe, pour un "entraînement" sous forme de jeux de rôle à plusieurs. Un traitement efficace mais malheureusement pas disponible partout en France. L’angoisse est très forte, la démarche est parfois impossible au début. Restent des séances individuelles classiques.

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Rougir n’est pas forcément la conséquence d’une timidité.

La cause de "l'érythème pudique" est le stress plutôt que les situations embarrassantes. Celui qui rougit est donc plus stressé que gêné. On estime que 10% des Français rougissent de façon excessive.

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