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Alcool au travail : les cadres et les jeunes sont les plus concernés

Selon les premiers résultats d'une étude présentée ce jeudi dans le cadre de la 3e journée nationale de prévention des conduites addictives au travail, ce sont désormais les cadres et les jeunes qui présentent le plus haut pourcentage de consommation à risque d'alcool. 

Alcool au travail : les cadres et les jeunes sont les plus concernés 7activestudio / istock

  • Publié 17.05.2018 à 13h50
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Les points s’accumulent plus vite qu’on ne le croit. Après avoir fait le test de dépendance à l’alcool ci-dessous, 30,7% des hommes de 18 à 35 ans ont déclaré avoir un niveau de risque élevé, voire dangereux pour 5,8% d’entre eux. C'est dans cette même catégorie d'âge que l’on retrouve la plus grande proportion de femmes ayant des comportements "dangereux" (12,9%) et problématiques (1,6%) vis-à-vis de leur consommation d’alcool. La jeunesse française pâtit, entre autres, de la mode du "binge drinking" et du stress au travail, toutes catégories sociales confondues.

Les cadres et les femmes

Selon les premiers résultats d'une étude présentée ce jeudi dans le cadre de la 3e journée nationale de prévention des conduites addictives au travail, ce sont désormais les cadres qui présentent le plus haut pourcentage de consommation à risque d'alcool (11,7%) chez les femmes, bien devant les ouvrières et artisans (8,6%). "Contrairement aux idées reçues, tout le monde est touché, et pas seulement les ouvriers dans l'industrie, pour le dire de manière un peu triviale", explique Guillaume Airagnes, psychiatre addictologue à l'hôpital Georges-Pompidou à Paris et doctorant à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

Près de 23% des hommes travaillant dans des professions intermédiaires (enseignants, infirmiers, techniciens…) présentent des taux élevés de consommation à risque d'alcool, c'est-à-dire risquée pour la santé physique ou psychique de la personne, et ayant un impact sur sa vie personnelle. Ces résultats sont tirés de la "cohorte Constances", vaste enquête de santé publique française lancée en 2013 et qui suit 200 000 volontaires.

Voici le test validé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour connaître votre niveau de dépendance à l'alcool :

1. A quelle fréquence vous arrive-t-il de consommer des boissons contenant de l'alcool ?

- Jamais (0 point)

- 1 fois par mois ou moins (1 point)

- 2 à 4 fois par mois (2 points)

- 2 à 3 fois par semaine (3 points)

- Au moins 4 fois par semaine (4 points)

2. Combien de verres standard buvez-vous au cours d'une journée ordinaire où vous buvez de l'alcool ?

- 1 ou 2 (0)

- 3 ou 4 (1)

- 5 ou 6 (2)

- 7 à 9 (3)

- 10 ou plus (4)

3. Au cours d'une même occasion, à quelle fréquence vous arrive-t-il de boire six verres standard ou plus ?

- Jamais (0)

- Moins d'une fois par mois (1)

- Une fois par mois  (2)

- Une fois par semaine (3)

- Tous les jours ou persque (4)

4. Au cours de l'année écoulée, à quelle fréquence avez-vous constaté que vous n'étiez plus capable de vous arrêter de boire une fois que vous aviez commencé ?

- Jamais (0)

- Moins d'une fois par mois (1)

- Une fois par mois  (2)

- Une fois par semaine (3)

- Tous les jours ou presque (4)

5. Au cours de l'année écoulée, à quelle fréquence le fait d'avoir bu de l'alcool vous a-t-il empêché de faire ce qui était normalement attendu de vous ?

- Jamais (0)

- Moins d'une fois par mois (1)

- Une fois par mois  (2)

- Une fois par semaine (3)

- Tous les jours ou presque (4)

6. Au cours de l'année écoulée, à quelle fréquence, après une période de forte consommation, avez-vous dû boire de l'alcool dès le matin pour vous sentir en forme ?

- Jamais (0)

- Moins d'une fois par mois (1)

- Une fois par mois  (2)

- Une fois par semaine (3)

- Tous les jours ou presque (4)

7. Au cours de l'année écoulée, à quelle fréquence avez-vous eu un sentiment de culpabilité ou de regret après avoir bu ?

- Jamais (0)

- Moins d'une fois par mois (1)

- Une fois par mois  (2)

- Une fois par semaine (3)

- Tous les jours ou presque (4)

8. Au cours de l'année écoulée, à quelle fréquence avez-vous été incapable de vous souvenir de ce qui s'était passé la nuit précédente parce que vous aviez bu ?

- Jamais (0)

- Moins d'une fois par mois (1)

- Une fois par mois  (2)

- Une fois par semaine (3)

- Tous les jours ou persque (4)

9. Vous êtes-vous blessé ou avez-vous blessé quelqu'un parce que vous aviez bu ?

Non (0)

Oui, mais pas au cours de l'année écoulée (2)

Oui, au cours de l'année (4)

10. Est-ce qu'un ami ou un médecin ou un autre professionnel de santé s'est déjà préoccupé de votre consommation d'alcool et vous a conseillé de la diminuer ?

Non (0)

Oui, mais pas au cours de l'année écoulée (2)

Oui, au cours de l'année (4)

Résultat du test :

Vous avez un total inférieur à 8 points : niveau de risque faible

Intervention : prévention primaire.

Rôle du médecin généraliste : éducation pour la santé, soutien de la politique de santé vis-à-vis de l'alcool, exemplarité.

Vous avez un total compris entre 8 et 15 points : niveau de risque dangereux

Intervention : conseil simple.

Rôle du médecin généraliste : repérage, évaluation, conseil bref.

Vous avez un total compris entre 16 et 19 points : niveau de risque problématique

Intervention : conseil simple plus intervention d'aide brève et surveillance continue.

Rôle du médecin généraliste : repérage, évaluation, conseil bref, suivi.

Vous avez un total égal ou supérieur à 20 points : niveau de risque élevé (alcoolo-dépendance)

Intervention : traitement spécialisé.

Rôle du médecin généraliste : repérage, évaluation, orientation vers un spécialiste, suivi.

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