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QUESTION D'ACTU

Alerte au retour des pollens

Les allergies aux pollens sont de retour : voici les régions les plus exposées

Le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) alerte sur des risques d’allergies aux pollens de bouleau et de cyprès dans les prochains jours. Voici les régions les plus concernées.  

Les allergies aux pollens sont de retour : voici les régions les plus exposées AdrianHillman /iStock

  • Publié 11.04.2018 à 11h50
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Nez qui coule, crise d'éternuements, yeux larmoyants, picotements dans la bouche, conjonctivite... L'arrivée des beaux jours, en réveillant la végétation, engendre la libération du pollen dans l'atmosphère : les premières allergies poliniques (rhume des foins, rhinite saisonnière...) sont de retour. Le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) alerte sur des risques d’allergie aux pollens de bouleau dans les prochains jours, notamment dans les régions parisienne et lyonnaise. Un risque d'allergies aux pollens de cyprès est également à prévoir sur le pourtour méditerranéen, tandis que l'on observera une progression des pollens de graminées et d'urticacées dans le sud du pays.

Région par région

"Les bouleaux profiteront de chaque période ensoleillée pour disséminer leurs pollens et le risque d’allergie pourra même atteindre le niveau maximal ces prochains jours comme à Bourges", précise le RNSA dans son bulletin. Les pollens de platane domineront au Sud du territoire avec un risque d'allergie associé pouvant atteindre le niveau moyen comme à Marseille. Ces pollens seront en progression sur le reste de la France dans les jours qui viennent. Les pollens de frêne, de saule et de charme continuent leur progression sur tout le territoire avec des quantités importantes et un risque d'allergie de niveau faible à moyen tandis que les pollens d'aulne terminent leur pollinisation avec un risque faible. Les pollens de chêne font leur apparition dans la moitié Sud du territoire, le risque d'allergie associé sera faible".

Plus précisément, l'Oise, la Seine-et-Marne, l'Eure-et-Loire, Paris, l'Indre, le Cher et le Bas-Rhin ont un risque d'allergies au bouleau très élevé (en rouge sur la carte). L'Aveyron, le Tarn, la Lozère, l'Hérault et le Vaucluse ont eux, un risque d'allergies très élevé aux cupressacés. Ces données, "calculées à partir des pollens mesurés, de la météo et de l'intensité des symptômes constatés par les médecins", signe l'arrivée des premières allergies.  


D'où proviennent les allergies aux pollens ?

Mais qu’est-ce qui est à l’origine des allergies aux pollens ? Des chercheurs autrichiens expliquaient ce phénomène dans le Journal of Biological Chemistry en 2014Ces derniers avaient recréé l’allergène présent dans le pollen de bouleau en laboratoire : la protéine Bet v 1 (Betula verrucosa). Elle rend le système immunitaire hypersensible et entraîne la formation d’anticorps pathogènes chez 95% des personnes allergiques. Les chercheurs ont découvert que ce sont les "poches" moléculaires de la protéine Bet v 1 qui déterminent si oui ou non le pollen sera allergène.

Plus précisément, la Bet v 1 peut se lier fermement au fer grâce aux poches moléculaires. Si ces poches restent vides, le pollen se transforme en allergène car il manipule les cellules immunitaires Th3 pour les faire réagir. Les scientifique notent chez les personnes allergiques, un déséquilibre entre les cellules Th3 – qui défendent le corps des allergies et parasites – et les cellules Th1 – qui réagissent aux infections bactériennes.

Comment savoir si vous êtes allergique aux pollens ?

L’allergie polinique apparaît rarement avant trois ans, mais peut se manifester à tout moment de la vie. En France, 15 à 20 % des personnes âgées de 15 à 70 ans sont affectées. On observe notamment un pic des déclenchements d'allergies après la puberté. Le plus souvent, la personne qui souffre d’une rhinite allergique se plaint de congestion nasale pouvant conduire à une obstruction nasale ("nez bouché") et à une irritation du nez : "nez qui coule", d’éternuements, de "nez qui pique" ou "qui gratte". La congestion nasale peut s’accompagner d’éternuements, de toux et d’une irritation des yeux ("conjonctivite allergique") avec des yeux rouges et qui pleurent.

Le retentissement de la rhinite allergique peut être à l’origine de troubles du sommeil avec fatigue et irritation.Les personnes atteintes de rhinite allergique ont souvent des antécédents familiaux d’allergie.
Elles déclarent spontanément que leurs problèmes s’aggravent à certaines périodes de l’année ou lorsqu’elles sont exposées à des allergènes spécifiques.

Comment se pose le diagnostic ?

Pour confirmer l’allergie, on réalise une analyse de sang comme un dosage des immunoglobulines E spécifiques (IgE), qui sont des témoins de la sensibilisation allergique. Pour découvrir le ou les allergènes en cause, les allergologues peuvent pratiquer des tests cutanés (ou Prick-tests). Ces tests cutanés permettent de déterminer spécifiquement quels sont les allergènes responsables et, par conséquent, de permettre aux malades d’éviter d’être à leur contact ou de se traiter préventivement en cas de contact inévitable.

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