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Détecter la maladie

Alzheimer : les antécédents familiaux influencent la progression de la maladie chez de nombreux patients

Dans le développement de la maladie d’Alzheimer, ce ne serait pas tant l’âge du patient qui compte, mais celui qu'avait le membre de sa famille qui a développé la maladie avant lui. Explications.

Alzheimer : les antécédents familiaux influencent la progression de la maladie chez de nombreux patients dundanim/epictura

  • Publié 27.02.2018 à 12h05
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Moins de 2% des malades d’Alzheimer ont moins de 65 ans. Le nombre de cas augmente selon la tranche d’âge : 2 à 4% des plus de 65 ans en sont atteints et 15% des plus de 80 ans. Une nouvelle étude, réalisée par des chercheurs de de l’université Mc Gill au Canada, montre que ce serait l’âge auquel l'un de ses parents a été déclaré malade d’Alzheimer qui influe sur le risque de développer la maladie. 

Les plaques d'amyloïdes

Plus une personne approche de l’âge auquel les premiers symptômes d’Alzheimer sont apparus chez l’un de ses parents, plus elle a de risques d’avoir des plaques d’amyloïde. Celles-ci sont composées d’une protéine appelée bêta-amyloïde. Lorsque la protéine s’accumule, elle forme des plaques qui se collent à l’extérieur des cellules nerveuses. Plusieurs études montrent que la présence de ces plaques est un symptôme de la maladie d’Alzheimer. 

Les femmes plus concernées

"Une personne de 60 ans dont la mère a développé des symptômes d’Alzheimer à 63 ans a plus de risque d’avoir des plaques d’amyloïdes dans son cerveau qu’une personne de 70 ans dont la mère a développé Alzheimer à 85 ans", explique Sylvia Villeneuve, l'une des scientifiques qui a participé à cette étude. Ce constat s’est révélé plus important chez les femmes que chez les hommes. Après avoir mené leur étude sur 101 participants, les chercheurs ont approfondi leur recherche sur deux groupes d’individus de 128 et 135 personnes, en étudiant la présence de plaques d’amyloïdes directement dans le cerveau, ils ont ainsi pu confirmer leurs résultats. 

Des peluches et des poupées pour calmer les angoisses

Il n'existe toujours aucun traitement contre la maladie. La seule alternative dont bénéficient les médecins, est l'entretien des fonctions cognitives avec des activités intellectuelles, des peluches, ou même des poupées. C'est le cas notamment à l'Ehpad du Laizon à Potigny, où 6 poupons sont utilisés depuis 2015 pour apaiser les patients. "Cette méthode de soins, qui est au centre de divergences d’opinions chez les professionnels, pourtant, semble donner des résultats intéressants", précise le site spécialisé Alzheimer conseils.

En France aujourd'hui, 850 000 personnes sont malades d'Alzheimer. Avec le vieillissement de la population, ce chiffre pourrait atteindre 2 millions d'ici 2030.

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