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Asthme

Asthme : de nouvelles pistes pour expliquer l'immunité de certains enfants

Les chercheurs de la Jolla Institute For Allergy and Immunology expliquent pourquoi certaines personnes sont moins sensibles à l’asthme que d’autres. Ils ont établi un lien avec le système immunitaire, mais aussi les bactéries présentes chez nous.

Asthme : de nouvelles pistes pour expliquer l'immunité de certains enfants Demigages/Epictura

  • Publié 19.02.2018 à 11h55
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En France, près de quatre millions de personnes souffriraient d’asthme. Cette maladie chronique, qui entraine des difficultés respiratoires, débute le plus souvent chez l’enfant. Elle apparait seulement dans 10% des cas après l’âge de 60 ans. 

Les chercheurs américains de la Jolla Institute For Allergy and Immunology ont identifié deux éléments qui pourraient expliquer pourquoi certains enfants développent une immunité à l’asthme. Les résultats de l’étude sont publiés dans l’édition en ligne du Journal of Immunology

Un biomarqueur, signe d’immunité à l’asthme 

Les chercheurs ont identifié un nouveau biomarqueur, signe d’une future immunité à l’asthme. Il s’agit d’un sous-ensemble de lymphocytes T., des globules blancs qui jouent un rôle important dans le système immunitaire. Ces cellules s’appellent les cellules MAIT. Les scientifiques ont découvert que les enfants qui, à l’âge d’un an, avaient un fort taux de cellules MAIT, semblaient moins susceptibles de développer de l’asthme avant sept ans. Les cellules MAIT seraient donc un signe d’immunité face à l’asthme. 

Les résultats de cette recherche font partie d’une étude plus large sur l’environnement urbain et l’asthme chez les enfants, financée par le National Institute of Health. Lancée en 2005, elle suit 560 familles de quatre zones urbaines défavorisées qui présentent un risque élevé d’asthme. 

La poussière, bonne pour éviter l’asthme 

L’environnement est très important dans le développement, ou non, d’un asthme chez l’enfant. Au premier abord, nous pouvons penser qu’un environnement défavorisé et peu hygiénique pourrait favoriser cette maladie chronique. Mais en réalité ce serait l’inverse. Un excès d’hygiène pourrait augmenter les risques d’allergies, comme des études l’ont montré. 

Les chercheurs de la Jolla Institue of Allergy and Immunology concluent, aussi, que certains composants de la poussière située dans les logements stimulent le système immunitaire dès le plus jeune âge. Cela diminue ainsi le risque d’asthme. "Nous ne préconisons pas la saleté et nous n’en savons pas assez sur le microbiome pour savoir quels sont les aspects bénéfiques", explique Mitchell Kronenberg, principal auteur de l’étude. 

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