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Pollution de l'air

Fos-sur-Mer : la nourriture contaminée par les rejets massifs de polluants industriels

Une récente étude menée dans le pourtour de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhônes) atteste que des perturbateurs endocriniens toxiques et des dioxines sont présents dans les aliments à cause des rejets massifs de polluants des industries environnantes.

Fos-sur-Mer : la nourriture contaminée par les rejets massifs de polluants industriels Kesu01/Epictura

  • Publié 12.02.2018 à 14h00
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Située dans l’une des plus grandes zones industrielles d’Europe, la commune de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhônes) respire depuis plusieurs années un air pollué par les dépôts pétroliers, les raffineries, les aciéries, ainsi que les usines métallurgiques et pétrochimiques. Près de 16 000 personnes sont installées sur ce petit tronçon de la cote méditerranéenne.

Plusieurs études menées dans la commune ont démontré que les rejets massifs de polluants rejetés dans l’air par ces industries affectaient la santé des habitants. En janvier 2017, le rapport de l’enquête Fos Epseal affirmait que les cas de cancer, diabète et asthme étaient plus nombreux dans le golfe de Fos. Une récente étude menée par l’Association de défense et de protection du littoral du golfe de Fos (ADPLGF) et consultée par Le Monde vient corréler ces résultats.

Dioxines et perturbateurs endocriniens

Après avoir analysé des produits alimentaires du pourtour de la commune entre 2009 et 2015, les chercheurs ont découvert des concentrations très élevées en dioxines. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), "les dioxines sont très toxiques et peuvent provoquer des problèmes au niveau de la procréation, du développement, léser le système immunitaire, interférer avec le système hormonal et causer des cancers". "Dioxine, furane, métaux lourds, perturbateurs endocriniens : toute la panoplie des poussières qui s'envolent au niveau de nos industries. Il y a des normes au niveau de la France, de l'Europe et on les dépasse", s’insurge Daniel Moutet, président de l’ADPLGF.

Des traces de perturbateurs endocriniens ont également été détectées dans les moules, le poisson, la viande bovine et les œufs. "L’objectif de cette étude n’est pas de détruire les éleveurs de taureaux ou de moules, explique-t-il. Ils sont des victimes, au même titre que tous ceux qui ont des cancers à Fos ou à Port-Saint-Louis". Les éleveurs ont donc été invités, comme tous les habitants de la commune, à déposer également une plainte individuelle au civil pour "troubles anormaux du voisinage". "On en a marre, s’agace Daniel Moutet. Cela fait quinze ans que l’on alerte, que l’on envoie des courriers aux ministres de la santé ou de l'environnement et qu’ils bottent en touche tous les malades".

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