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QUESTION D'ACTU

L’OCDE alerte : les médecins prescrivent trop d’antibiotiques

Des tests pour bien prescrire.

Pour savoir quand donner un antibiotique, le médecin dispose de tests simples ; D’autres peuvent prévoir  si prescription est efficace. Les premiers sont de moins en moins utilisés ; les second pas encore remboursés.

Des tests pour bien prescrire. DragonImages/epictura

  • Publié 11.11.2017 à 14h30
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Le nouveau rapport de l’OCDE, l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques est accablant : si la France fait partie des bons élèves en ce qui concerne l’espérance de vie, la prescription d'antibiotiques reste un problème : seule la Grèce en Europe, en consomme davantage. "En France, l'utilisation des antibiotiques est supérieure de près de 50% à la moyenne des pays de l'OCDE" selon ce rapport. Nous consommons 30 "doses quotidiennes définies" (une unité de mesure statistique) pour 1.000 habitants, contre 20 en moyenne dans les pays de l'OCDE. Le pays qui en prend le moins, les Pays-Bas, affiche un score de 10, soit trois fois moins que les Français.

Les antibiotiques ont longtemps été la réponse efficace au péril microbien.  Puis est apparu la résistance qui nous « coûte » près de 10 millions de mort chaque année avec les fameuses « infection nosocomiales » qui sont des  infections contractée à l’hopital ; la plupart du temps à partir d’une bactérie ultra résistante, ce qui explique le nombre important de décès.

Des tests pour aider le médecin

Les antibiotiques sont mal prescrits en France ; c’est ce qui ressort des chiffres publiés par l’OCDE. Le médecin peut pourtant être aidé d’un test simple, qui lui permets de savoir, en 5 minutes, en cas d’angine, s’il s’agit d’un virus ou d’une bactérie, et donc, seulement dans ce cas, prescrire des antibiotiques. Lancés avec une forte promotion il y a quelques années, ces tests n’ont pas connu le succès qui leur était prédit. Les médecins évoquent le temps nécessaire qui leur manque en particulier au moment des épidémies de l’hiver.  

On  pourrait aussi lui rajouter une arme essentielle, une découverte que l’on doit à l’INSERM il y a quelques années, deux tests de diagnostic rapide de résistance aux antibiotiques. Ces tests permettent en 2 heures de dépister les patients porteurs sains de bactéries multi résistantes contre 24 ou 48 heures avec les tests effectués aujourd’hui en laboratoire. Un délai qui permet d’isoler rapidement les patients pour qu’ils n’infectent pas les autres mais également qu’ils soient traités. Utilisés à l’échelle mondiale, ils permettraient une adaptation individuelle des traitements et en permettant d’isoler les malades porteurs de bactéries résistantes, une diminution des infections nosocomiales.

Ces systèmes existent depuis plusieurs années et se sont améliorés tout en devenant moins chers. Mais la Sécurité sociale ne les prend toujours pas en compte. Pourtant incontestablement, la sécurité des patients passe par l’utilisation de ces tests. Et il est très important pour les malades de savoir, lorsqu’ils sont admis à l’hôpital, qu’ils ne sont pas dangereux pour eux-mêmes et pour les autres. 

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