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Addiction

Gaming et gambling : pas si éloignés que cela !

Gaming, ou jeux sociaux gratuits sur internet, et gambling, jeux d’argent, auraient des liens, comme le montre une étude présentée au dernier congrès d’addictologie de Lisbonne.

Gaming et gambling : pas si éloignés que cela ! maxxyustas/epictura

  • Publié 26.10.2017 à 18h00
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Certains observateurs s’inquiètent d’un risque de dérive des jeux gratuits sur internet. Certes, la grande majorité des utilisateurs ne fait que jouer à ces jeux, posant juste le problème du temps qu’ils y passent, mais ils n’engagent pas d’argent. Le hic, c’est que ce type de jeu permet à un moment donné de dépenser de l’argent pour mieux avancer ou progresser. Des observations sont actuellement menées en France, au Canada et en Allemagne pour suivre des joueurs qui finissent par dépenser des sommes très importantes à ces jeux au départ gratuits. Jean-Michel Costes, démographe épidémiologiste et secrétaire général de l’Observatoire des jeux, dont la mission est d’établir un bilan général des jeux d’argent, présentait lors du congrès d’addictologie à Lisbonne, les tout premiers résultats d’une étude française, allemande et canadienne. « En fait, on a constaté un recouvrement entre le gambling – les jeux d’argent – et le gaming – les jeux sociaux sur internet gratuits, style le très populaire Candy Crush. Or nous avons montré qu’il y avait des liens entre les deux : la population qui joue à la fois à des jeux d’argent et à ce type de jeu, a des caractéristiques de jeu beaucoup plus intenses et plus problématiques que ceux qui jouent seulement aux jeux gratuits ». Une situation à suivre donc de près car des millions de personnes jouent à des jeux du style de Candy Crush.

Machines à sous : très addictives

En France, la situation face à l’addiction aux jeux est médiane par rapport à d’autres pays, car l’offre est très régulée, notamment vis-à-vis des jeux les plus addictifs comme ceux des machines à sous. Les jeux de loterie pour lesquels on joue 1 ou 2 fois par semaine de petites sommes avec à la clé de petits gains, ne sont pas très addictogènes, à l’opposé des machines à sous qui sont à forte et rapide récompense avec en plus, possibilité de retenter sa chance très rapidement. En France, ces machines sont réservées aux casinos.

 

Côté internet, il y a danger aussi dans la mesure où l’offre est d’une très grande accessibilité. Le nombre de personnes qui prennent des risques croît, mais il est encore difficile de savoir si le nombre de gens en difficulté, c’est-à-dire qui ont perdu le contrôle de leur pratique de jeu, augmente. Ces dernières années, ce nombre était stable, mais les chiffres manquent aujourd’hui et internet monte en puissance. Pour JM Costes, « si l’offre est régulée comme on le fait en France maintenant avec une autorité de régulation des jeux en ligne, Internet peut se donner les moyens de protéger le joueur avec l’obligation d’inscription, de limites… Mais ce qui est choquant dans la politique française, c’est l’autorisation de publicité grand public sur les jeux d’argent, accessible de fait aux mineurs et réalisée par celui qui a le monopole des jeux… ».

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