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Bébé secoué : des solutions pour prévenir et repérer cette maltraitance

Cette maltraitance peut handicaper à vie les enfants, pire, les tuer. Pour la prévenir, la HAS recommande d'accompagner les familles et les assistantes maternelles.

Bébé secoué : des solutions pour prévenir et repérer cette maltraitance halfpoint/epictura

  • Publié 29.09.2017 à 12h55
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A bout de nerfs, épuisés par les pleurs d’un enfant inconsolable, des parents ou des nourrices peuvent commettre l’irréparable. Chaque année, entre 180 et 200 enfants seraient victimes de cette maltraitance. Entre 10 et 40 % d’entre eux meurent des suites de ce traumatisme crânien ou présentent des séquelles graves.
Mais ces chiffres seraient très certainement sous-évalués, car le diagnostic de ce syndrome est complexe, relève la Haute Autorité de santé (HAS) qui publie de nouvelles recommandations destinées aux professionnels de santé, ainsi que des conseils aux familles et assistantes maternelles pour prévenir cette maltraitance.

En secouant violemment le bébé, les ballotements du cerveau dans la boîte crânienne arrachent les veines situées à la surface du cerveau et provoquent un traumatisme crânien. Le choc est tel qu’un hématome sous-dural semblable à celui que l’on peut observer après un accident de voiture apparaît. Des lésions oculaires ou de la moelle épinière peuvent également être observées, ainsi qu’une atrophie du cerveau.

Le syndrome du bébé secoué toucherait en priorité les garçons de moins de un an, et le plus souvent de moins de 6 mois. « En raison de son démarrage précoce et de son caractère répétitif, le SBS constitue une des maltraitances infantiles les plus graves », souligne la HAS.

 

Un signalement obligatoire à la justice

La HAS recommande de rechercher systématiquement ces signes du syndrome de bébé secoué face à un nourrisson présentant une hypertension intracrânienne, un déficit moteur ou encore des ecchymoses sur le corps. Outre un examen clinique complet, un scanner et une IRM cérébrale permettent de faire un diagnostic. « En cas de suspicion, il faut hospitaliser l’enfant en urgence », insiste l’agence sanitaire.

Lorsque le syndrome du bébé secoué est évoqué, les médecins sont aussi tenus de faire un signalement auprès du procureur de la République. La HAS préconise qu’une première réunion d’au moins deux médecins ait lieu avant d’avertir la justice. L’absence de signalement expose à des sanctions pénales, précise la HAS.

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Mieux soutenir les parents et les professionnels

L’agence délivre également des recommandations pour prévenir cette maltraitance. Elle préconise notamment de campagnes de sensibilisation et d’information sur le syndrome du bébé secoué et ses dangers « en direction de toutes les personnes au contact des bébés ». Ces campagnes pourraient diffuser un message simple : « Si l’enfant pleure et que vous n’en pouvez plus, le mieux est de le coucher sur le dos dans son lit, de quitter la pièce, puis de demander de l’aide ».

En outre, « il est important de mettre en œuvre des aides appropriées aux parents qui le demandent ou de leur en faire la proposition », indique la HAS qui cite, notamment, le recours à des visites à domicile par les Centres de PMI.

Les conseils départementaux, qui délivrent les agréments aux assistantes maternelles, sont également vivement invités à mettre en place des formations pour ces professionnelles de l’enfance. LA HAS demande aussi à ces instances d’offrir « une écoute attentive en cas de difficulté face à un nourrisson difficile ou pleureur ».

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