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Chez les femmes

Sclérose en plaques : une carence en vitamine D augmente le risque

Les femmes qui sont en carence de vitamine D ont plus de risque de développer la maladie, selon l'Ecole de santé publique de Harvard.

Sclérose en plaques : une carence en vitamine D augmente le risque photorista/Epictura

  • Publié 14.09.2017 à 11h40
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La vitamine D est essentielle pour le bon fonctionnement du corps. Une carence mène au rachitisme chez l’enfant, mais pas seulement. Elle augmente le risque de maladies cardiovasculaires, de cancer du sein ou du tube digestif. Et les cancers sont plus agressifs.
Chez les femmes enceintes, un apport suffisant protège contre le diabète gestationnel, et la bronchiolite du nourrisson.

Depuis plusieurs années, les chercheurs soupçonnent aussi que la vitamine D pourrait avoir un impact sur le risque de développer une sclérose en plaques. « Quelques petites études suggèrent que les taux de vitamine D dans le sang peuvent prédire le risque », explique Kassandra Munger, chercheur à l’Ecole de santé publique de Harvard (Etats-Unis).

Avec ses collègues de la prestigieuse université, ils ont mené une étude plus avancée, qui tend à montrer que, chez les femmes, une carence en vitamine D augmente le risque de développer une sclérose en plaques de 43 %.

50 nmol/L au minimum

Ils ont analysé les résultats de tests sanguins effectués chez plus de 800 000 femmes finlandaises au moment de leur grossesse. Parmi elles, ils en ont identifié 1 092 qui ont, par la suite, développé une sclérose en plaques.

Les résultats ont montré que pour chaque augmentation de 50 nmol/L de vitamine D dans le sang au moment du prélèvement, le risque de développer une sclérose en plaques était réduit de 39 %.

La norme acceptable est fixée à 50 nmol/L. Les femmes dont les taux sanguins ne dépassent pas les 30 nmol/L ont ainsi un risque supérieur de 43 %, par rapport à celles disposant d’un taux normal.

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Près de la moitié des Français en déficit

L’information n’est pas anodine. D’après l’étude nationale Nutrition Santé, plus de 45 % des Français seraient en déficit de vitamine D. Les personnes résidant dans les départements du Nord de la France sont plus exposées. Les niveaux de vitamine D dépendent en effet de l’ensoleillement. Plus le corps reçoit de lumière naturelle, plus il en produit.

Pour ceux qui manqueraient de soleil, les supplémentations existent. Mais attention à ne pas en abuser. La vitamine D prise à fortes doses (taux sanguin supérieur à 200 nm/L) peut s’avérer toxique.

« Elle entraîne alors une hypercalcémie qui peut se caractériser notamment par une anorexie, des nausées, une polyurie, une constipation, de la fatigue, une perte de poids, des céphalées, une dépression, des calcifications rénales et vasculaires, de l’hypertension et une anémie. Lors d’intoxications sévères, l’hypercalcémie peut conduire à une insuffisance rénale irréversible et à une insuffisance cardiaque pouvant entraîner le coma et la mort », précise la Haute Autorité de santé (HAS).

« Plus de recherches sont nécessaires pour déterminer la dose optimale de vitamine D pour réduire le risque de sclérose en plaques, estime Kassandra Munger. Mais un apport suffisant en vitamine D au cours de la vie va, de toute façon, avoir de multiples bénéfices sur la santé. »

L’hiver approche. Il va bientôt être temps de prendre sa cuillère d’huile de foie de morue.

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