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QUESTION D'ACTU

Hormone et prise de risque

Marchés financiers : les traders influencés par leur taux de testostérone

Des travaux montrent qu’un taux de testostérone élevé induit des décisions plus risquées et à même de déstabiliser les marchés financiers.

Marchés financiers : les traders influencés par leur taux de testostérone DragonImages/epictura

  • Publié 18.08.2017 à 14h37
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La testostérone a-t-elle joué un rôle dans les cracks boursiers, les bulles spéculatives massives et les autres événements qui ont rythmé l’histoire de la finance depuis la création du premier « stock market » à Amsterdam, au 17e siècle ? Le milieu, dominé par les hommes, attire l’attention des scientifiques. Une équipe de l’université d’Oxford (Royaume-Uni) a entrepris d’investiguer l’impact des hormones mâles sur la prise de décision et le niveau de risque engagé dans les salles de marché.

Leurs travaux, publiés dans la revue Management Science, montrent que des taux élevés de testostérone sont étroitement liés à des décisions qui conduisent les prix à la hausse et déstabilisent les marchés.

Perception erronée

Pour parvenir à cette observation, les auteurs ont réuni 140 traders hommes et ont simulé les conditions d’une salle de marché. Une partie des participants a reçu un comprimé pour augmenter le taux de testostérone et l’autre, un placébo. Les traders ont réalisé 17 sessions leur permettant d’acheter, de vendre, de faire des enchères et d’autres opérations financières. A chaque fois, ils étaient en compétition les uns contre les autres, avec l‘objectif de faire le plus d’argent possible.

Or, les résultats montrent un lien de causalité direct entre le niveau de testostérone et la juste appréciation des actifs financiers. L’hormone menait les participants à s’engager dans des décisions qui, à terme, amplifiaient la taille et la persistance des bulles boursières. Ces participants avaient tendance à augmenter les enchères, les prix de vente et les volumes, et à avoir une perception erronée de la valeur réelle des actions – bien que celle-ci soit affichée tout au long de l’exercice.

Les prises de décisions sont liées à nos hormones ; celles-ci peuvent exacerber certains risques, insistent les auteurs qui estiment que ce paramètre biologique devrait être davantage pris en compte dans les professions fondées sur la prise de risque. « Les entreprises pourraient tirer des bénéfices à mieux comprendre quand et comment les hormones exercent leur influence », suggèrent-ils.

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