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QUESTION D'ACTU

Avis du comité d'éthique

PMA : ces Françaises qui se rendent à l'étranger

L'avis du Comité consultatif national d'éthique en faveur de l'ouverture de la procréation médicalement assistée pour toutes les femmes va remuer l'opinion. Si la communauté homosexuelle, notamment, et les femmes qui réalisent des PMA à l'étranger, applaudissent, d'autres s'interrogent sur l'environnement familial qui est proposé à ces enfants.

PMA : ces Françaises qui se rendent à l'étranger 3dmentat/Epictura

  • Publié 27.06.2017 à 14h53
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Dans les cliniques spécialisées du nord de l’Espagne, 50 % des patientes françaises sont des femmes célibataires ou en couple homosexuel.

 

En France, la procréation médicalement assistée (PMA) n’est accessible qu’aux couples hétérosexuels mariés, pacsés ou en concubinage, uniquement si l’un des membres est infertile ou porteur d’une maladie grave et transmissible au conjoint ou à l’enfant. Précise, la législation française n'en est pas moins stricte. Mais la situation pourrait évoluer.
Le Comité de consultation national d’éthique (CCNE) vient de proposer dans un avis d'ouvrir la PMA à toutes les femmes qui le souhaitent, en couple ou célibataires. Et même si le CCNE s’en défend, la réflexion s’est engagée sur ce constat : les Françaises  effectuent de plus en plus une PMA dans les pays où elle est autorisée, comme la Belgique ou  l'Espagne. « Bien sûr, ce qui se passe à l’étranger a joué, mais nous avons estimé qu’il fallait mener une réflexion autonome », a déclaré Frédéric Worms, l’un des rapporteurs du CCNE.

Un quart de femmes célibataires

Entre 2012 et 2016, plus de 4 600 Françaises se sont par exemple rendues dans les cliniques espagnoles du réseau IVI, le plus important en Espagne. Elles représentent un quart de sa patientèle étrangère, la France étant le pays le plus représenté. En 2016, elles étaient encore 1 600.

Si le réseau ne dresse pas de statistiques sur la sexualité de ses clientes, ses responsables connaissent le statut des accompagnants, ce qui permet d’estimer un profil de ces femmes. Ainsi, sur l’ensemble de ses cliniques réparties sur le territoire, 73 % des clientes se présentent en couple hétérosexuel, 22 % sont des femmes célibataires, et 5 % sont accompagnées d’un partenaire du même sexe.

Sans surprise, les cliniques proches de la frontière (Barcelone et Bilbao) sont les plus fréquentées, avec celles de Madrid et de Valence. Du côté de Barcelone se trouve également la clinique la plus visitée par les Françaises : la clinique Eugin. Elle a dressé un portrait plus précis de ses patientes.

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20 % de couples homosexuels

Dans un cas sur deux, les femmes qui s’y rendent sont en couple hétérosexuel, et ont en moyenne 41 ans. Mais une tendance est à la hausse : celle des femmes célibataires. Entre 2015 et 2016, leur nombre a augmenté d’un quart (+24 %), pour représenter désormais 30 % de la patientèle. 

Dans cet établissement, les femmes en couple homosexuel représentent quant à elles 20 % des Françaises qui passent la frontière pour une PMA.

Pour près de la moitié de ces femmes, que le désir d’enfant pousse à traverser les Pyrénées, l’avis du CCNE pourrait donc tout changer. Reste à savoir si la nouvelle loi prévoira un remboursement pour ces femmes. Le CCNE recommande en effet une réflexion sur les modalités de remboursement de ces actes médicaux : il pourrait être « refusé ou différencié », selon les cas. Ces cliniques pourraient alors jouer sur les tarifs pour continuer de les attirer.

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