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Plusieurs causes

Les bébés pleurent plus en Italie qu'aux Pays-Bas

Les petits Britanniques ou Italiens sont plus souvent en proie à des pleurs que les autres nourrissons. Des différences cultures seraient en cause. 

Les bébés  pleurent plus en Italie qu'aux Pays-Bas halfpoint

  • Publié 05.04.2017 à 13h56
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Les bébés canadiens et italiens ou anglais seraient-ils plus pleurnichards que les autres ? C’est en tout cas ce que semble indiquer une très sérieuse étude de l’université de Warwick (Royaume-Uni) parue dans The Journal of Pediatrics.

Les chercheurs sont parvenus à ces résultats étonnants après avoir analysé une trentaine de publications scientifiques rassemblant plus de 8 700 enfants de moins de 3 mois vivant en Allemagne, au Danemark, Japon, Canada, en Italie, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni.


Des pleurs qui s'amenuisent avec le temps

Les scientifiques ont d’abord estimé qu’en moyenne un nourrisson pleure 2h par jour durant les 2 premières semaines de sa vie, puis 2h15  jusqu’à sa 6ème semaine. Heureusement pour les parents, cette période se calme assez rapidement. A environ 3 mois, les enfants ne pleurent plus que 1h10 par jour.

Mais pour les parents canadiens, italiens ou britanniques, la réalité est bien différente. Dans ces pays, les enfants pleurent beaucoup plus qu’au Japon, au Danemark ou aux Pays-Bas. Les chercheurs ont constaté des fréquences élevées de périodes de pleurs inexpliqués, durant plus de 3 heures par jour, et ce au moins 3 fois par semaine.
Ainsi 34 % des bébés sont concernés au Canada, 28 % en Grande Bretagne et près de 21 % en Italie. A l’inverse, à peine 7 % des nourrissons allemands et 5,5 % des Danois étaient en proie à ces cris incessants. Selon la littérature scientifique, ces période de pleurs intenses concernent en moyenne 11 % des enfants de 12 semaines.

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Influence culturelle

Pour les chercheurs, ces variations sont certainement dues à des différences culturelles ou économiques entre ces pays. « Elles peuvent être liées au mode de parentalité ou à d’autres facteurs associés à l’expérience de la grossesse ou encore à des facteurs génétiques », ajoute le Pr Dieter Wolke, investigateur de l’étude.

Dans leur étude, les auteurs citent également l’alimentation. Bien que les coliques apparaissent chez les enfants nourris au biberon ou recevant à la fois le sein et le biberon, les chercheurs britanniques soulignent qu’une modification de l’alimentation peut réduire les pleurs chez les bébés.

« Ces résultats obtenus dans des pays industrialisés devraient aider les professionnels de santé pour rassurer les parents, et les aider à déterminer si tout est normal, ou au contraire que leur bébé pleure de façon excessive », conclut le psychologue.

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